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8 ans plus tard et ces mêmes fissures

C’était il y a 8 ans. Mais il faut bien peu d’efforts pour que toutes ces émotions rangées quelque part en nous remontent à la surface. Soudainement l’on se retrouve dans ce même cercle vicieux. Ces appels inquiets des proches de l’étranger. Ce besoin pressant de rappeler à nos proches combien ils sont importants. Cette peur latente de fermer la porte, d’éteindre la lumière, de s’endormir. Et toute cette douleur qui accompagne les souvenirs qui ne cessent d’affluer…

C’était il y a plus de 8 ans, mais ça fait toujours aussi mal. En fait, un peu même plus qu’avant quand on sait que huit années plus tard, les dangers restent les mêmes. Et que ceux-là qui avaient échappé à la catastrophe, ceux qui sont entrés dans nos vies après les événements, ceux-là même que nous avions appris à chérir avec la force du désespoir, ils sont tout aussi exposés à la violence de la nature que l’étaient les victimes du 12 janvier 2010.

C’était il y a 8 ans. C’était hier. Et depuis, la nature ne cesse de nous faire de petits clins d’oeil, histoire de nous rappeler qu’une fois encore on pourrait tout perdre.

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50 shades Trilogy L’enthousiasme retombé, un second avis s’impose

Quand on écrit pour gagner sa vie, lire devient vite une obligation. Un travail. Or le travail est par définition tout ce qu’on n’a pas envie de faire. J’essaie toutefois de m’accrocher à ce que j’ose encore appeler ma passion de toujours en m’efforçant d’acheter deux livres chaque mois. Mais il doit bien y en avoir 3 à 4 que je n’ai pas encore lus. Ma dernière lecture en date est “ Fifty shades of Grey”. Le premier livre écrit en anglais que j’ai lu outre mes livres de cours et ceux que j’ai été contrainte de lire, par mes professeurs. Mais tout le bruit fait autour de cette trilogie m’a portée à vouloir la lire. J’ai plus au moins apprécié le premier que j’ai lu en un week-end mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout du deuxième. Peut-être est-ce la profusion d’orgasmes d’Anastasia (genre vraiment?!) qui a eu raison de moi. A moins que ce ne soit mon côté femme indépendante qui se soit tardivement révolté. 

Je ne me prononcerai pas sur l’écriture parce que je ne l’ai pas lue dans ma langue d’origine. Mais quant à l’histoire… Vraiment tirée par les cheveux! Première chose que je reproche à l’auteur, tu fais une histoire de cul eh bien stick with it. No need to turn it into any sentimental sh!t! Quand on lit une nouvelle érotique, on n’y recherche pas particulièrement une histoire de cœur. Aussi, au début, la fille tentait de garder un peu de sa fierté et refusait de totalement se faire acheter mais par la suite, cela change. Et je la vois comme un vulgaire objet, une prostituée même.

Le sexe. C’est supposé être le centre du livre. Mais bon… Quel sexe! It didn’t even turn me on. C’est vrai qu’au début, j’avais été quelque peu choquée car c’est la première fois que je lisais un livre qui citait autant de sex toys. Mais par la suite j’ai été frustrée. Elle a pris tout ça et c’est ce qu’elle en a fait?! Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui manque exactement mais le sexe dans ce livre devient lassant au bout d’un moment. Peut-être est-ce le fait que l’auteur semble éviter les mots et tue ainsi tout érotisme. Il faut constamment deviner ce à quoi elle fait référence et justement ça tue le feeling des fois. De plus elle utilise constamment les mêmes expressions, les mêmes jurons… Même les repas des gens ne varient pas…

Parallèlement, je ne suis pas particulièrement portée sur la morale. Mais accoupler une jeune vierge à un sado-maso, c’est un peu fort ! Surtout quand elle me dépeint la fille comme une sacro-sainte qui ne se serait même jamais masturbée.

Et aussi, il est vrai que les modèles de princes charmants de Grim et autres sont en train de s’effriter mais en plein 21ème siècle, le modèle de E. L. James ne convient pas non plus.

On rêve bien toutes d’un homme beau, viril, puissant etc. Mais non, on ne recherche pas un autre père à qui obéir à la lettre. Et Dieu merci, on ne rêve pas toutes de se faire entretenir! On ne tient pas toutes à dépendre d’un homme autant économiquement que sexuellement.