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« Mur Méditerranée » – Louis-Philippe Dalembert

vers une traversée des plus mouvementées !

Je vous le dis tout de go, ce ne fut pas une lecture facile. Ce n’est pas un de ses livres qu’on lit en diagonale avec la télé ouverte et l’esprit ailleurs. « Mur Méditerranée » de Louis-Philippe Dalembert nécessite un certain niveau de concentration en raison de l’écriture assez soutenue, du sérieux du sujet qui y est traité et de la complexité de l’histoire.

« Mur méditerranée » de Louis-Philippe Dalembert est disponible en format poche et en grand format aux deux librairies La Pleiade. Photo : Stanley Alexandre

Le livre commence avec les personnages Semhar et Chochana et bien vite on va arriver à leur rencontre avec Dima, troisième personnage principal de l’histoire. Mais ce n’est qu’une mise en contexte. Une fois qu’on aura fait connaissance avec ces trois dames, l’auteur va nous permettre de découvrir l’histoire de chacune d’entre elles. À tour de rôle.

On commence avec Chochana, Nigériane pour laquelle les parents nourrissaient de grands rêves. La sécheresse qui sévit dans sa région va vite avoir raison des grands projets de la famille. Avec quelques amis et son petit frère, la jeune femme décide de partir chercher un mieux-être ailleurs. Pourquoi pas en Europe comme bien d’autres avant elle ?

Le Chalutier est bien sûr au centre de « Mur Méditerranée ». Photo : Henry Ridje

Dalembert, après nous avoir ramenés au point de départ, en l’occurrence le chalutier à bord duquel les trois dames se retrouvent, remonte le chemin parcouru par Semhar, originaire de l’Erythrée.

Tandis qu’elle complète le service militaire obligatoire et à durée indéterminée imposé par le gouvernement, Semhar se laisse convaincre par son amie qui lui propose de partir. Sans même avertir ses parents, ce petit bout de femme déterminée et réaliste embarque pour une périlleuse aventure avec son amie et le fiancé de cette dernière. Direction l’Europe !

Puis vient l’histoire de Dima, bourgeoise syrienne, mère de famille, la trentaine avancée. Avec son mari et ses deux enfants en bas âge, elle se résout à fuir Alep, sa ville natale, où la guerre fait rage. Une décision difficile pour celle qui semblait tout avoir et qui jamais n’aurait envisagé un tel bouleversement dans sa vie.

Les deux Africaines sont dès le départ conscientes du danger vers lequel elles embarquent. Mais rien ne les avait préparées à l’horreur qu’elles vont vivre au cours de ce périple où elles perdent la notion du temps, les yeux rivés sur leur destination finale alors que l’instinct de survie prend le dessus. La Syrienne, qui avait même pendant un moment imaginé qu’elle pourrait laisser son pays par la voie légale, va devoir s’adapter et subir des traitements qu’elle ne juge pas appropriés à son rang et, pire, d’autres qui sont tout simplement inhumains.

Pour la première fois de ma vie, j’ai décidé d’annoter un livre. J’ai utilisé des #StickyNotes et un cahier pour prendre des notes. Photo : Henry Ridje

Cet ouvrage a pour sujet principal la migration. Il met aussi l’accent sur les différences culturelles, fait une grande place à la religion, laisse ressortir les préjugés raciaux et passe à pieds joints sur tout ce qui ne se rapporte pas à ces thèmes. Ainsi, les sévices auxquels sont soumis les passagers sont décrits avec beaucoup de pudeur, mais aussi superficiellement. Difficile aussi de s’attacher à un personnage, car leur caractère n’est pas particulièrement approfondi. Pas question vraiment d’aller creuser trop loin et de s’éloigner des thèmes principaux.

Aussi, dans ce récit, les femmes ont la part belle. Les hommes, bien présents au départ, perdent de leur superbe ou disparaissent tout simplement au fil de l’histoire pour laisser le contrôle aux dames.

Il est évident que cet ouvrage n’a pas été écrit sur un coup de tête. Inspirée d’une histoire vraie, « Mur Méditerranée » a dû nécessiter un important travail de recherche. Louis-Philippe Dalembert, professeur, premier écrivain haïtien titulaire de la chaire d’écrivain invité à l’université parisienne Sciences Po, nous a une fois de plus offert un livre universel traitant d’un sujet qui traverse les frontières. Un peu littéralement….

« Mur méditerranée » de Louis-Philippe Dalembert est disponible en format poche et en grand format aux deux librairies La Pleiade. Photo : Stanley Alexandre
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Comment acheter sur www.livresenfolie.com ?

D’abord accédez au site, directement ou à travers les sites de la Unibank ou du Nouvelliste. Pas la peine de vous dire par où je suis passée moi ! Puis créez un compte. Certaines informations requises sont optionnelles. Mais il faut s’assurer de compléter les questions marquées d’un astérisque rouge. Quand vous aurez ajouté votre adresse email, un code vous sera envoyé à cette adresse. Copiez-le puis cochez la case « valider mon email » pour faire apparaître l’espace où mettre le code à usage unique. Une fois l’inscription terminée, vous pourrez choisir vos livres par éditeur, auteur, titre, etc.

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Halte-là ! Si comme moi vous avez choisi de récupérer vos livres à Communication Plus, ce n’est pas encore la peine d’aller faire le guet devant le bureau de Delmas 60. La livraison commencera graduellement à partir du mardi 23 juin.

DaffReads, Lifestyle

Lives en folie 2020 : Daffreads vous suggère…

D’abord, je suis une incontournable de Livres en folie. Je suis aussi catholique, mais depuis quelques années, la Fête-Dieu a surtout rimé avec Livres en folie pour moi. Cette grand-messe de la littérature haïtienne s’est imposée dans mon agenda depuis fort longtemps. En fait, il faudrait remonter aux jours où mes principales sorties annuelles se limitaient à la Famille Saint-Louisienne et à Livres en folie. Au temps où Cercle Bellevue abritait encore l’événement. Bien avant que je ne commence à travailler pour le groupe Nouvelliste il y a de cela près de dix ans…

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Au travail à Livres en folie 2018 Crédits : Bernard Delva

Pour cette année, je n’ai pas eu de lettres à mettre à jour ni à distribuer, mais plutôt un nombre considérable d’affiches à publier. Non, je ne m’en plains pas. J’ai surtout une pensée spéciale pour le graphiste. Dire que je le connais… Mais plus important encore, je salue l’initiative des organisateurs de cette foire qui est à sa 26e édition. Ces derniers temps, plus que jamais le livre, s’est révélé important. Et je suis contente de n’être pas la seule à s’en rendre compte.

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Puis avec mes achats du jour…

Ah oui, le livre nous a bien accompagnés au cours de ces derniers mois. Honnêtement, pendant les premières semaines du confinement, j’ai lu. Beaucoup lu. Lu jusqu’à épuisement… À côté de mes heures de télétravail, où soit dit en passant je lisais ou écrivais, je n’avais pas d’autres véritables occupations.

Alors, oui, j’ai accueilli avec moult reconnaissance cette occasion un peu inespérée qui m’est offerte de regarnir ma bibliothèque. Je suis certes de ceux qui prennent plaisir à feuilleter un livre, à lire et relire sa quatrième de couverture avant de l’acheter. Mais je suis prête à faire mille et une concessions, coronavirus oblige.

Après avoir regardé scrupuleusement les (vraiment innombrables) publications de Ticket, je suis rapidement arrivée à une conclusion. Pour moi ce sera avant tout « Plantes médicinales d’Haïti » de Marilise Neptune Rouzier – en ces temps vous conviendrez que mon choix est tout à fait justifié –, puis « Rosalie l’infâme » et « Désirée Congo » de Evelyne Trouillot, l’invitée d’honneur de cette année. La juriste et politologue en moi ont réclamé « Les amendements dans l’histoire constitutionnelle d’Haïti » de Mirlande Manigat ; « Corbeille législative des femmes haïtiennes » et les deux livres du « Code monétaire et financier » de Max Étienne et aussi « Dans l’enfer du Parlement » de Jerry Tardieu.

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Sinon, je vous conseille aussi « Les bas-fonds de la mémoire », de Louis-Philippe Dalembert ; « Trujillo : la mort du dictateur » de Bernard Diedrich et « Femmes Haïtiennes : 60 parcours d’exception » que je possède déjà ; et aussi « Albert Buron (ou profil d’une « élite » tome I) ; et finalement « Sonson Pipirit (profil d’un homme du peuple) », que je compte lire prochainement.

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Vous avez jusqu’au 14 juin pour compléter vos achats sur http://www.livresenfolie.com.

Book Reviews, DaffReads, Textes déjà publiés

« L’exil vaut le voyage », nous dit Dany Laferrière

Après « Autoportrait de Paris avec chat » et « Vers d’autres rives », Dany Laferrière propose aux amis du livre un autre ouvrage écrit à la main, « L’exil vaut le voyage ». Paru aux Éditions Grasset le 18 mars 2020, cette autobiographie dessinée aborde l’exil sous un autre angle. Sous la plume de l’Académicien, ces pérégrinations forcées cessent d’être entièrement lugubres pour devenir des expériences dont on doit profiter de chaque seconde.

Avec son tout dernier roman, « L’exil vaut le voyage », l’écrivain canadien d’origine haïtienne revient sur son expérience personnelle avec l’exil. Journaliste, Windsor Klébert Laferrière, devenu Dany Laferrière, a été contraint de quitter Haïti à l’âge de 23 ans après que son ami eut été tué. Montréal, Paris et Miami, entre autres, ont été des terres d’accueil pour celui qui a été élu au deuxième fauteuil de l’Académie Française en décembre 2013. Et le récit dessiné de 400 pages de textes écrits à la main revisite tout ça.

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On y découvre aussi son processus d’adaptation – qu’il illustre dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube de Grasset par le passage de la mangue à la pomme, les lieux qu’il a fréquentés, les auteurs qui ont peuplé son quotidien… L’emphase est mise sur le côté positif de l’expérience. « Ce n’était pas une punition, mais une récréation », affirme l’écrivain qui reconnaît néanmoins que sa perception de ce saut obligé vers l’inconnu aurait pu être différente si à l’époque il avait 50 ans plutôt que 23 et des enfants par exemple. Lisez la suite de l’article sur Ticket

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Que faire pendant le confinement ?

Le confinement est l’un des meilleurs moyens de se garder de contracter et de propager le Covid-19 qui continue à se répandre à travers le monde. Rester chez soi ? Pas d’obligation de se lever à l’aube pour aller en cours ou au travail ? Une occasion inespérée de passer du temps avec sa petite famille, de se reposer… Mais voilà : du temps, on risque d’en avoir en quantité au cours des jours à venir, et il vaut mieux s’occuper pour ne pas vite sombrer dans la déprime ! Ticket vous propose ci-après une liste d’activités susceptibles de vous aider à meubler vos heures de confinement.

 

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Crédits : Stanley Alexandre

Rangez / redécorez votre intérieur

Vous vous rappelez ce grand ménage que vous n’aviez cessé de repousser ? Eh bien, c’est le moment de vous y mettre ! Vous conviendrez qu’il vaut mieux être confiné dans une maison qui respire le propre. Alors, époussetez, lavez et rangez autour de vous. Faites aussi le tri dans vos vêtements et sortez cette belle vaisselle reçue comme cadeau de mariage qui repose au fond de l’armoire depuis quelques bonnes années. Et pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas bouleverser un peu l’ordre des choses ? Déplacez meubles et tableaux pour redonner vie à ces quatre murs où vous allez passer un sacré temps au cours des jours à venir.

Lisez

Si comme moi vos étagères croulent sous les livres, eh bien, considérez qu’il est grand temps de vous attaquer à la fameuse « pile à lire ». Je vous conseille bien sûr des lectures légères, joyeuses de préférence. Mais vous pouvez aussi en profiter pour vous former sur ce sujet qui vous a toujours intéressé. Pas de livres chez vous ? Il serait peut-être temps de tenter l’expérience e-book. Toujours pas votre tasse de thé ? Alors pourquoi pas un audiobook ? Loin de moi l’idée de faire pression sur vous, hein. Après tout vous aurez tout le temps de vous décider…

Jouez à des jeux de société

L’idéal pour un bon temps en famille ! Scrabble, UNO, puzzle, Monopoly, jeux de cartes… dépoussiérez ces fameux jeux desquels vous n’aviez jamais pu profiter pleinement et réunissez toute la famille autour de la table. Tout aussi divertissants qu’instructifs, ils vous permettront d’occuper plusieurs heures de votre journée. Une nouvelle tournée de cartes ? Pourquoi pas ! Ce n’est pas comme si vous étiez attendus ailleurs. Oh, dernière chose : ne soyez pas mauvais perdant ! Et si vous vivez seul, vous pouvez toujours vous essayer aux divers jeux en lignes dont certains vous permettent de tester vos compétences en géographie ou en histoire et même de se défier à distance entre amis sur ces notions.

Faites des exercices physiques

Les salles de gym ont toutes fermé leurs portes. Dire que je voulais commencer justement le 1er avril ! Eh bien, ça ne tient pas comme excuse, car on peut faire des exercices à la maison. À notre propre rytme, sans l’encouragement du gym partner certes, mais aussi sans la pression du regard de ce voisin tout en muscles qui ne semble jamais se fatiguer. Pinterest, Youtube et autres sites regorgent de programmes payants ou gratuits que vous pourrez suivre pour instaurer une petite routine. Pour commencer, il y a ce push up challenge qui bat son plein sur les réseaux sociaux : pas la peine d’attendre d’être nominé. Fè m wè nou ! Lisez la suite de l’article sur Ticket

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Crédits : Stanley Alexandre

Lifestyle, Textes déjà publiés

Que faire pendant le confinement ?

Le confinement est l’un des meilleurs moyens de se garder de contracter et de propager le Covid-19 qui continue à se répandre à travers le monde. Rester chez soi ? Pas d’obligation de se lever à l’aube pour aller en cours ou au travail ? Une occasion inespérée de passer du temps avec sa petite famille, de se reposer… Mais voilà : du temps, on risque d’en avoir en quantité au cours des jours à venir, et il vaut mieux s’occuper pour ne pas vite sombrer dans la déprime ! Ticket vous propose ci-après une liste d’activités susceptibles de vous aider à meubler vos heures de confinement.

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Rangez / redécorez votre intérieur

Vous vous rappelez ce grand ménage que vous n’aviez cessé de repousser ? Eh bien, c’est le moment de vous y mettre ! Vous conviendrez qu’il vaut mieux être confiné dans une maison qui respire le propre. Alors, époussetez, lavez et rangez autour de vous. Faites aussi le tri dans vos vêtements et sortez cette belle vaisselle reçue comme cadeau de mariage qui repose au fond de l’armoire depuis quelques bonnes années. Et pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas bouleverser un peu l’ordre des choses ? Déplacez meubles et tableaux pour redonner vie à ces quatre murs où vous allez passer un sacré temps au cours des jours à venir.

Lisez

Si comme moi vos étagères croulent sous les livres, eh bien, considérez qu’il est grand temps de vous attaquer à la fameuse « pile à lire ». Je vous conseille bien sûr des lectures légères, joyeuses de préférence. Mais vous pouvez aussi en profiter pour vous former sur ce sujet qui vous a toujours intéressé. Pas de livres chez vous ? Il serait peut-être temps de tenter l’expérience e-book. Toujours pas votre tasse de thé ? Alors pourquoi pas un audiobook ? Loin de moi l’idée de faire pression sur vous, hein. Après tout vous aurez tout le temps de vous décider…

Jouez à des jeux de société

L’idéal pour un bon temps en famille ! Scrabble, UNO, puzzle, Monopoly, jeux de cartes… dépoussiérez ces fameux jeux desquels vous n’aviez jamais pu profiter pleinement et réunissez toute la famille autour de la table. Tout aussi divertissants qu’instructifs, ils vous permettront d’occuper plusieurs heures de votre journée. Une nouvelle tournée de cartes ? Pourquoi pas ! Ce n’est pas comme si vous étiez attendus ailleurs. Oh, dernière chose : ne soyez pas mauvais perdant ! Et si vous vivez seul, vous pouvez toujours vous essayer aux divers jeux en lignes dont certains vous permettent de tester vos compétences en géographie ou en histoire et même de se défier à distance entre amis sur ces notions.

Faites des exercices physiques

Les salles de gym ont toutes fermé leurs portes. Dire que je voulais commencer justement le 1er avril ! Eh bien, ça ne tient pas comme excuse, car on peut faire des exercices à la maison. À notre propre rytme, sans l’encouragement du gym partner certes, mais aussi sans la pression du regard de ce voisin tout en muscles qui ne semble jamais se fatiguer. Pinterest, Youtube et autres sites regorgent de programmes payants ou gratuits que vous pourrez suivre pour instaurer une petite routine. Pour commencer, il y a ce push up challenge qui bat son plein sur les réseaux sociaux : pas la peine d’attendre d’être nominé. Fè m wè nou ! Lisez la suite de l’article sur Ticket

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Mémoire de mes putains tristes, Gabriel García Márquez

Je ne vais pas essayer de prétendre le contraire : C’est tout simplement le titre de cet ouvrage qui a retenu mon attention. J’ai d’abord pensé à « Les immortelles » de Mackenzie Orcel le seul livre parlant de prostituées que j’avais lu en le retirant des étagères de la librairie La Pleiade. Puis je l’ai feuilleté. Peu de pages. Et de grands caractères. Tentant… Le prix, pas tant que ça !

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Et c’est alors qu’est entré en compte le dernier, mais pas des moindres, détail : il s’agit d’un titre de Gabriel Garcia Marquez, cet auteur hispanophone adulé… Celui-là même avec lequel j’avais récemment fait connaissance. Finies les hésitations, vers la caisse je me suis dirigée d’un pas résolu !

Ce fut comme je l’avais supposé une lecture rapide. Assez facile aussi du reste. Résumé ? Pour ces 90 ans, le narrateur veut retrouver un coup de jeunesse. Pour ce faire, il s’adresse à Rosa Cabarcas qui tient la maquerelle du coin et lui demande de lui trouver une jeune vierge. L’entreprise est assez difficile, mais la dame arrive à lui dégoter une pucelle de 14 ans qui l’attend le soir même de son anniversaire dans une chambre du bordel. Il la retrouve nue, endormie…

Et de là l’histoire prend un autre tournant. On arrête tout simplement de voir ce vieux journaliste qui se présente déjà comme un véritable raté comme le vieux pervers qui veut se faire une enfant capable d’être son arrière-petite-fille.

Ce qui ne devait être qu’une aventure d’un soir se poursuit et n’évolue surtout pas dans le sens qu’on s’y attendait. C’est plutôt un bref tour de certains sujets tabous, des questionnements sur l’âge, le temps, le sexe, la morale… Et je n’en dis pas plus car ce petit roman mérite bien que vous y jetiez vous-même un coup d’œil !

 

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Et si on parlait de mon auteur préféré ?

Mary Higgins Clark, qui était aussi connue comme la « reine du suspense », est décédée à l’âge de 92 ans, le 31 janvier 2020. Elle a publié une cinquantaine d’ouvrages qui se sont écoulés à cent millions d’exemplaires du temps de son vivant. Son tout dernier roman policier, « Kiss the girls and make them cry », a été publié en 2019. Et bien sûr, il fait partie de ma collection !

 

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Crédits : Frederick Alexis

J’ai découvert Mary Higgins Clark en 2006. J’étais encore au secondaire et c’est Winnie Gabriel, ma voisine de table à l’époque, qui m’a introduite à l’œuvre de celle qui allait au fil des ans devenir mon auteur préféré. Winnie m’a passé « Ce que vivent les roses ». Elle l’avait emprunté d’une bibliothèque et je devais lire le livre rapidement pour qu’elle puisse le retourner. Je n’ai pas eu à faire de grands efforts pour cela. L’ouvrage m’a séduite dès les premières pages.

En continuant à lire Mary Higgins Clark, j’ai rapidement compris qu’il y avait toujours une femme au centre de ses histoires, qu’il s’agisse d’une journaliste, d’une avocate ou encore d’une femme politique. J’ai aussi aimé le style d’écriture léger, épuré… Sans rien qui puisse choquer avec toujours un brin de romance. Il est certes questions de meurtre, mais on n’y retrouve rien de particulièrement sanglant.

 

À ce jour, ma collection personnelle compte 39 livres de Mary Higgins Clark. 31 de ses 38 romans policiers (Je ne suis pas arrivée à retrouver 4 de ceux que j’avais achetés. Ils ont sans doute dû se retrouver entre de mauvaises mains…) ; la totalité de la série Suspicion qu’elle a co-écrite avec Alafair Burke ; 2 de ses 4 recueil de nouvelles ; 1 des 5 romans qu’elle a co-écrits avec sa fille Carol Higgins Clark.

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Crédits : Frederick Alexis

Je m’étais habituée à voir ma collection augmenter au fil des années. Et j’ai encore du mal à croire que « Kiss the girls and make them cry » est le tout dernier Mary Higgins Clark. Histoire de me faire une raison, je pense bien que je vais prendre le temps de relire certains titres qui m’ont particulièrement marquée comme « Ce que vivent les roses », « Le démon du passé », « La maison du guet » ou encore « La Clinique du Docteur H. » que j’ai racheté récemment. Et qui sait, peut-être finirai-je tout simplement par faire acquisition de l’intégralité de l’œuvre de Mary Higgins Clark !

 

Lifestyle

Et j’ai renoué avec une ancienne passion !

Je suis enfant unique. Écrire a toujours été comme un besoin pour moi. Mon principal moyen de m’exprimer. Déjà au primaire je tenais un journal où je racontais littéralement ma vie. Ça a continué au secondaire. J’ai juste ajouté l’agenda (qui remplaçait le carnet de leçons) que fournissait l’école dans lequel j’ai commencé à noter mes différents engagements au fil des semaines. Avec stickers et plumes colorées et toutes sortes de décorations à l’appui, hein !

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Crédits : Frederick Alexis

Je devrais d’ailleurs ajouter que jusqu’à l’université j’ai continué à trimballer avec moi un spacemaker contenant au moins une dizaine de plumes et de crayons, agrafeuse, gommes… (Si w vle m rayi w, efase avèk gòm kreyon m.)

Puis j’ai été rattrapée par l’âge adulte et ses responsabilités. Oui, j’ai toujours tenu un agenda. Mais au fil des ans j’y notais de moins en moins de choses, ou encore je trichais un peu en remplissant après. Pire, en 2018 j’ai perdu mon planner qui contenait tous mes reçus d’hôpitaux. Je ne suis pas de ceux qui égarent leurs affaires et perdre un objet aussi personnel m’a beaucoup affectée. Pour cause, en 2019 j’ai pris un véritable recul. Je me suis certes acheté un nouveau planner, mais j’ai tout simplement arrêté de m’en servir avant la moitié de l’année.

Et à la fin de 2019, j’ai reçu un Happy Planner comme cadeau d’anniversaire ou de Noël (quand comme moi on est né en décembre, on arrête rapidement de faire la différence. Tout jan w ap gen yon sèl kado !) C’était exactement le modèle que je voulais acheter. Mais l’exemplaire que j’avais trouvé au magasin était abîmé. J’ai vu ça un peu comme un signe et je n’ai pas tardé m’y investir entièrement… Non, je ne fais pas référence à la quantité de sticker books, washi tape, plumes et autres accessoires que j’ai achetés au cours des dernières semaines.

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Crédits : Frederick Alexis

Pour 2020, mon objectif, mon unique résolution est de mieux planifier ma vie. De noter mes obligations que ce soit envers moi ou envers les autres et surtout de m’assurer de les exécuter. On est certes au tout début de l’année, mais j’ai déjà constaté des progrès. Et j’espère continuer sur cette lancée. Alors, on en reparle dans 6 mois ? Nahhh, je vous donne rendez-vous dans trois mois ! Et vous, des résolutions pour 2020 ?

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Crédits : Frederick Alexis

Book Reviews, DaffReads

« Mémoires mortes », Patricia Cornwell ou le livre qui m’a fait sortir mon shaker !

Résumé

Beryl Madison, jeune auteure à l’avenir prometteur, est assassinée à son domicile. Elle recevait des menaces téléphoniques d’un dérangé mental et on apprendra par la suite qu’elle s’apprêtait à publier ses mémoires dont le contenu pouvait nuire à plus d’un dont son mentor Cary Harper. Le Dr Scarpetta devra donc tirer du cadavre lacéré de coup de couteaux de la jeune femme et de la scène de crime morbide à souhait les réponses à ses mille et une questions. Son enquête menée avec le support de l’inspecteur Marino s’étendra sur plusieurs semaines et mettra même leurs vies en danger par moments. L’arrivée impromptue de Mark, ex petit ami de Kay, et la mort d’autres personnages importants du récit sont autant de faits qui retiennent l’intérêt au fil de la lecture de ce livre.

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Crédits : Kalule Celestin

J’ai découvert ce livre dans le « story » d’une jeune femme que je suis sur Instagram. Elle avait partagé le résumé du livre qui m’a tout de suite plu. Je lui ai rapidement fait un DM et elle a offert de me le passer.

Le format me convenait. Environ 300 pages. Mais la dimension des caractères – carrément minuscules – m’a tenue éloignée du livre pendant au moins 3 jours. J’ai dû relire cette fameuse quatrième de couverture qui m’avait initialement attirée plusieurs fois avant de me décider.

Et si j’hésitais encore au tout début de ma lecture, l’auteure a su me convaincre entièrement dès le premier chapitre en faisant l’éloge de notre Barbancourt national. « Le barbancourt est un régal », peut-on lire à la page 22. Il n’était bien sûr plus question que j’arrête la lecture d’un livre pareil !

On rentre tout de go dans l’histoire et le suspense demeure jusqu’à la fin. Même quand, à quelques chapitres de la fin, on apprend l’identité du meurtrier, il faudra réussir à le trouver et comprendre son modus operandi.

Un polar plutôt sanglant avec moult détails autant sur les meurtres que sur les cadavres et une quantité impressionnante de termes techniques. Pour cause, l’héroïne, Kay Scarpetta, est médecin expert général… J’ai aussi apprécié cette ultime conversation du Dr Scarpetta et de l’inspecteur Marino qui a permis d’éclaircir tous les points d’ombres de ce livre qui met aussi l’accent sur les troubles mentaux.

Et maintenant, la dernière page tournée, je n’ai qu’une envie : me faire un rhum-Tonic à base de Barbancourt ! Il en serait de même pour vous aussi, si comme moi vous aviez lu la page 274 de « Mémoires mortes » de Patricia Cornwell !