Book Reviews, DaffReads

2019 : entre bilan et perspectives…

On va commencer par dire que pour 2018, j’ai lu bien plus que je n’ai écrit ! Alors quand on ne compte pas ces multiples longs paragraphes que j’ai dû envoyer à certaines personnes et toutes ces notes que j’ai prises pour des textes que je n’ai finalement pas écrits… Une chose est pourtant sûre, ceux qui me suivent ici n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Aussi, je me suis sentie un tantinet coupable en renouvelant mon plan avec WordPress au début du mois de décembre. Je reviens tout de même vers vous avec d’autres plans et promesses.

Crédits : Bernard Delva Location : Bibliothèque Michèle Tardieu

Pour 2018 j’avais fixé la barre plutôt haut. Trop haut en fait. J’espérais lire 60 livres. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence bien vite : il n’était pas possible d’être une salariée et une étudiante à plein temps et d’arriver à lire un livre par semaine avec 8 « degi » … En fait, je ne suis arrivée à en lire que 29. Même pas la moitié. Quelle déconvenue ! Néanmoins, certains ont été particulièrement inspirants et m’ont laissé une certaine satisfaction malgré ma déception d’être tombée aussi loin de mon objectif premier.

Le top 10 de mes belles lectures de 2018

1. « We’re going to need more wine », Gabrielle Union. C’est le premier livre que j’ai lu pour l’année. Et je n’aurais pu faire meilleur choix. J’ai d’abord vu sous un autre angle cette actrice que j’avais toujours adulée, surtout avec son rôle dans « Being Mary Jane ». J’ai adoré rentrer dans son quotidien, son intimité. Soudainement, elle devenait humaine. Je me suis même un peu retrouvée dans certaines de ses expériences personnelles. Je recommande défininitement cet ouvrage qui m’a portée à changer mon regard sur bien des choses.

2. « milk and honey », Rupi Kaur. Ce n’est pas juste un de ces ouvrages populaires. Bien que je concède l’avoir acheté juste parce que des citations de Rupi Kaur avaient envahi mon timeline. Mais je n’ai pas eu à regretter mon choix. J’ai traversé en un tour de main les 4 sections de l’ouvrage : « The hurting », « The loving », « The breaking », « The healing ». Et je ne compte pas le nombre de fois que j’y suis retournée en quête d’un passage qui traduirait exactement mes sentiments du moment.

3. « Les dix petits nègres », Agatha Christie. J’avais lu ce livre il y’a de cela plusieurs années. Mais, bien que je connaissais déjà la fin, j’ai pris plaisir à relire cet ouvrage que je considère comme un véritable chef-d’œuvre d’Agatha.

4. « Pwomès », Lyonel Trouillot. Depuis que je les ai découverts, les poèmes de Trouillot sont devenus une addiction pour moi. Je les lis et relis. Je ne m’en lasse pas.

5. « Crazy Rich Asian », Kevin Kwan. Mon voyage en Asie à travers la trilogie de Kwan, un total de 1564 pages, a été un événement marquant de mon année. Une lecture facile, rafraîchissante, instructive et carrément hilarante par moments.

6. « Le désir est un visiteur silencieux », Emmelie Prophète. C’est la première fois que je lisais un livre d’Emmelie Prophète et je n’ai pas été déçue. j’ai adoré me retrouver dans cette rue ordinaire de Martissant et me plonger dans la vie de Claudette, de la mère de cette dernière et de ses voisines.

7. « Cris du cœur », Labrune Mainsour. J’ai aimé la diversité retrouvée dans ces 16 nouvelles. Il s’agit certes d’histoires de femmes, mais j’ai eu un peu l’impression qu’elles s’attaquaient chacune à une facette de la vie de la femme.

8. « We should all be feminist », Chimamanda Ngozi Adichie. Je ne me clame pas féministe à tort et à travers. Mais 30 ans déjà que je suis de sexe féminin, ce serait bien con de ma part de ne pas supporter ma cause. Ce tout petit livre a mis l’accent sur bien des choses qui m’ont révoltée au cours de ma jeune vie et a renforcé ma volonté à vouloir bouleverser l’ordre actuel des choses.

 9. « Écorchées vivantes », sous la direction de Martine Fidèle. Je ne suis pas trop fan des recueils de nouvelles regroupant le travail de plusieurs auteurs. Mais celui-là a été une exception. J’ai apprécié ce moment d’intimité avec ces femmes qui tour à tour m’ont dévoilé un pan de leur vie.

10. « Onze Minutes » Paulo Coelho. J’ai trimballé ce livre avec moi pendant des semaines, ou peut-être même des mois, sans arriver à lire plus d’une dizaine de pages. Puis, sans que je ne m’explique trop ma motivation, je l’ai recommencé plus d’un an plus tard. Et là, je l’ai littéralement dévoré en moins de 48 heures. La fin n’était pas trop à mon goût, mais c’est de loin mon Paulo Coelho préféré.

Fort de si belles expériences livresques, je ne peux que démarrer 2019 du bon pied. J’ai revu mes objectifs à la baisse cette année, côté quantité. Mais j’espère bien que du point de vue de la qualité, j’irai bien au-delà de tout ce à quoi j’aurais bien pu m’attendre. J’espère lire 40 livres cette année, dont 15 non-fictions. 3 livres par mois et 4 bonus. Les livres de janvier ? « The ex », Alafair Burke, « The wife », Alafaire Burke (pi rèd) et « Becoming », Michelle Obama. Et vous, quelles sont vos perspectives ? Que lisez-vous en ce premier mois de 2019 ?

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50 shades Trilogy L’enthousiasme retombé, un second avis s’impose

Quand on écrit pour gagner sa vie, lire devient vite une obligation. Un travail. Or le travail est par définition tout ce qu’on n’a pas envie de faire. J’essaie toutefois de m’accrocher à ce que j’ose encore appeler ma passion de toujours en m’efforçant d’acheter deux livres chaque mois. Mais il doit bien y en avoir 3 à 4 que je n’ai pas encore lus. Ma dernière lecture en date est “ Fifty shades of Grey”. Le premier livre écrit en anglais que j’ai lu outre mes livres de cours et ceux que j’ai été contrainte de lire, par mes professeurs. Mais tout le bruit fait autour de cette trilogie m’a portée à vouloir la lire. J’ai plus au moins apprécié le premier que j’ai lu en un week-end mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout du deuxième. Peut-être est-ce la profusion d’orgasmes d’Anastasia (genre vraiment?!) qui a eu raison de moi. A moins que ce ne soit mon côté femme indépendante qui se soit tardivement révolté. 

Je ne me prononcerai pas sur l’écriture parce que je ne l’ai pas lue dans ma langue d’origine. Mais quant à l’histoire… Vraiment tirée par les cheveux! Première chose que je reproche à l’auteur, tu fais une histoire de cul eh bien stick with it. No need to turn it into any sentimental sh!t! Quand on lit une nouvelle érotique, on n’y recherche pas particulièrement une histoire de cœur. Aussi, au début, la fille tentait de garder un peu de sa fierté et refusait de totalement se faire acheter mais par la suite, cela change. Et je la vois comme un vulgaire objet, une prostituée même.

Le sexe. C’est supposé être le centre du livre. Mais bon… Quel sexe! It didn’t even turn me on. C’est vrai qu’au début, j’avais été quelque peu choquée car c’est la première fois que je lisais un livre qui citait autant de sex toys. Mais par la suite j’ai été frustrée. Elle a pris tout ça et c’est ce qu’elle en a fait?! Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui manque exactement mais le sexe dans ce livre devient lassant au bout d’un moment. Peut-être est-ce le fait que l’auteur semble éviter les mots et tue ainsi tout érotisme. Il faut constamment deviner ce à quoi elle fait référence et justement ça tue le feeling des fois. De plus elle utilise constamment les mêmes expressions, les mêmes jurons… Même les repas des gens ne varient pas…

Parallèlement, je ne suis pas particulièrement portée sur la morale. Mais accoupler une jeune vierge à un sado-maso, c’est un peu fort ! Surtout quand elle me dépeint la fille comme une sacro-sainte qui ne se serait même jamais masturbée.

Et aussi, il est vrai que les modèles de princes charmants de Grim et autres sont en train de s’effriter mais en plein 21ème siècle, le modèle de E. L. James ne convient pas non plus.

On rêve bien toutes d’un homme beau, viril, puissant etc. Mais non, on ne recherche pas un autre père à qui obéir à la lettre. Et Dieu merci, on ne rêve pas toutes de se faire entretenir! On ne tient pas toutes à dépendre d’un homme autant économiquement que sexuellement.