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Et j’ai renoué avec une ancienne passion !

Je suis enfant unique. Écrire a toujours été comme un besoin pour moi. Mon principal moyen de m’exprimer. Déjà au primaire je tenais un journal où je racontais littéralement ma vie. Ça a continué au secondaire. J’ai juste ajouté l’agenda (qui remplaçait le carnet de leçons) que fournissait l’école dans lequel j’ai commencé à noter mes différents engagements au fil des semaines. Avec stickers et plumes colorées et toutes sortes de décorations à l’appui, hein !

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Crédits : Frederick Alexis

Je devrais d’ailleurs ajouter que jusqu’à l’université j’ai continué à trimballer avec moi un spacemaker contenant au moins une dizaine de plumes et de crayons, agrafeuse, gommes… (Si w vle m rayi w, efase avèk gòm kreyon m.)

Puis j’ai été rattrapée par l’âge adulte et ses responsabilités. Oui, j’ai toujours tenu un agenda. Mais au fil des ans j’y notais de moins en moins de choses, ou encore je trichais un peu en remplissant après. Pire, en 2018 j’ai perdu mon planner qui contenait tous mes reçus d’hôpitaux. Je ne suis pas de ceux qui égarent leurs affaires et perdre un objet aussi personnel m’a beaucoup affectée. Pour cause, en 2019 j’ai pris un véritable recul. Je me suis certes acheté un nouveau planner, mais j’ai tout simplement arrêté de m’en servir avant la moitié de l’année.

Et à la fin de 2019, j’ai reçu un Happy Planner comme cadeau d’anniversaire ou de Noël (quand comme moi on est né en décembre, on arrête rapidement de faire la différence. Tout jan w ap gen yon sèl kado !) C’était exactement le modèle que je voulais acheter. Mais l’exemplaire que j’avais trouvé au magasin était abîmé. J’ai vu ça un peu comme un signe et je n’ai pas tardé m’y investir entièrement… Non, je ne fais pas référence à la quantité de sticker books, washi tape, plumes et autres accessoires que j’ai achetés au cours des dernières semaines.

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Crédits : Frederick Alexis

Pour 2020, mon objectif, mon unique résolution est de mieux planifier ma vie. De noter mes obligations que ce soit envers moi ou envers les autres et surtout de m’assurer de les exécuter. On est certes au tout début de l’année, mais j’ai déjà constaté des progrès. Et j’espère continuer sur cette lancée. Alors, on en reparle dans 6 mois ? Nahhh, je vous donne rendez-vous dans trois mois ! Et vous, des résolutions pour 2020 ?

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Crédits : Frederick Alexis
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L’amour ne dure que 3 ans, enfin pas toujours !

lamour-dure-trois-ans-affiche1L’amour dure trois ans. J’ai pendant longtemps cru dur comme fer à cette petite phrase que j’ai dû lire quelque part sur internet au cours d’une de mes innombrables nuits d’insomnie. D’un coup, tous les calculs, toutes les réflexions que j’ai faits par la suite m’ont conduite à cette exacte conclusion. Je repensais même à mes relations passées et je me disais : « oh mais, c’est évident !  Comment avais-je pu manquer ça?! »

Puis, je t’ai rencontré. Dès les premiers jours, j’ai senti mes convictions s’ébranler. Bien que fortuite, notre rencontre semblait avoir été savamment arrangée. Ces paroles d’Émeline que j’aimais tant prenaient tout leur sens : « Nou kwaze nou pa kontre. Men lavi rebann randevou… » Tout concordait. Même le timing était parfait. J’avais eu plus d’un an pour me remettre de ma dernière relation – qui, soit dit en passant, n’avait même pas eu une fin si tragique que ça. J’étais plus que prête pour une nouvelle expérience.

J’étais prête pour toi. Toi si avenant, prévenant et aimant… Jamais je n’avais été autant choyée. J’ai même été un tantinet sceptique au début. La pessimiste en moi se disait que c’était bien trop beau pour être vrai. Mais, à coup d’attentions et de persévérance, tu as eu raison de mes réticences. Une à une, mes barrières sont tombées. Je suis devenue une femme savourant le sentiment d’être aimée. Je ne voulais pas que ça s’arrête. Surtout pas seulement au bout de trois ans !

Plus le temps passait, plus je n’avais de raisons de m’inquiéter. D’un revers de la main tu avais balayé tous les mauvais souvenirs que j’avais pu garder de mes relations précédentes. Bien sûr, tout n’a pas toujours été comme sur des roulettes. Nos tempéraments forts n’ont pas tardé à s’affronter. Mais, je le concède, pour toi j’étais prête à faire toutes les concessions et tu me le rendais si bien. Je n’ai d’ailleurs pas tardé à me rendre à l’évidence, tu étais la meilleure chose qui puisse m’arriver.

Puis, un beau jour, avant même que je ne comprenne ce qui m’arrivait, tu t’es volatilisé. Nous laissant en plan, moi, mes rêves, mes projets, mes espoirs… Parfois je me demande même si je n’ai pas rêvé de tout ça. As-tu vraiment existé ? Mais je suppose que c’est aussi ça la vraie vie. Dans la vraie vie, les histoires de cœur ne vont pas toujours jusqu’à 3 ans. Certaines, comme la nôtre, s’arrêtent au bout de 3 mois. Et elles n’en sont pas moins belles. Trop belles, même. Cela me fait d’ailleurs penser à cette phrase, elle aussi retrouvée sur Internet, qui me sert désormais de crédo : « If it seems to good to be true, it probably is. »