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8 ans plus tard et ces mêmes fissures

C’était il y a 8 ans. Mais il faut bien peu d’efforts pour que toutes ces émotions rangées quelque part en nous remontent à la surface. Soudainement l’on se retrouve dans ce même cercle vicieux. Ces appels inquiets des proches de l’étranger. Ce besoin pressant de rappeler à nos proches combien ils sont importants. Cette peur latente de fermer la porte, d’éteindre la lumière, de s’endormir. Et toute cette douleur qui accompagne les souvenirs qui ne cessent d’affluer…

C’était il y a plus de 8 ans, mais ça fait toujours aussi mal. En fait, un peu même plus qu’avant quand on sait que huit années plus tard, les dangers restent les mêmes. Et que ceux-là qui avaient échappé à la catastrophe, ceux qui sont entrés dans nos vies après les événements, ceux-là même que nous avions appris à chérir avec la force du désespoir, ils sont tout aussi exposés à la violence de la nature que l’étaient les victimes du 12 janvier 2010.

C’était il y a 8 ans. C’était hier. Et depuis, la nature ne cesse de nous faire de petits clins d’oeil, histoire de nous rappeler qu’une fois encore on pourrait tout perdre.

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L’album de la semaine : Invasion ~ Carimi

Et je suis encore en mode Carimi ! Après avoir écouté à maintes reprises « Invasion », je n’ai pas longtemps hésité à sortir de mes tiroirs tous les albums précédents du groupe. Besoin urgent de faire le plein ! Je ne suis peut-être pas une fan invétérée mais s’il me fallait à tout prix désigner un groupe compas comme étant mon préféré, Carimi hériterait sans doute du titre. J’ai toujours apprécié leurs productions. Certaines plus que d’autres. Mais jusqu’à date ils n’ont encore rien fait qui m’ait carrément déplu.

« Invasion » n’est pas en passe de devenir mon album favori de Carimi. Détrôner « Bang bang » dans mon cœur pourrait se révéler compliqué… Je devrais d’ailleurs commencer par admettre que c’est avec beaucoup de réserve que j’ai appuyé sur le bouton play de mon iPod. C’est que « Kita Nago », le premier single extrait de cet album ne m’avait guère convaincue ! Mais Carimi étant le premier groupe qui m’a fait écouter du compas live avec « Poze aki », je devais bien ne serait-ce qu’une écoute à leur cinquième album.

Premier constat : Pour moi, le son de Carimi n’a pas particulièrement changé en dépit de tout ce qu’ont pu dire les musiciens. Alliage de rythmes languoureux à d’autres plus ‘’chauffés’’. Dès les premières notes, ou gentan konnen se Carimi w ap tande. Et ceci est loin d’être un reproche. J’aime le fait que le groupe ait ce petit quelque chose qui assoit son identité.

Les sujets de Carimi ont aussi peu changé : petit coup d’œil sur le social et ces amours qui frôlent toujours les extrêmes. Les chansons de Carlo sont toutefois un tantinet plus sensuelles que les précédentes. Le sexe est chanté plus ouvertement.

Les collaborations sont aussi assez nombreuses. Izolan, Admiral T, Mikaben, Wanito, Fanny J. Je ne pense pas avoir jamais entendu autant de voix sur un album de Carimi. Pas que je m’en plaigne, hein !

« Mwen sou », « #1 », « Mwen dezole » et maintenant « Kat identitem » ! Pour la première fois ma chanson préférée sur un album de Carimi n’est pas chantée par Carlo. Une grande première ! Bien sûr, ce fut le coup de foudre. C’est d’ailleurs cette chanson qui m’a convaincue à brancher mes écouteurs pour mieux apprécier l’album. Le texte ? Juste une de ces déclarations d’amour dont seul Carimi a le secret. Il est accompagné d’une de ces mélodies langoureuses qui appellent au « plogage ». La voix rocailleuse de Wanito, à mon avis,  ne sied pas trop à ce morceau sucré. Mais faut croire qu’une centaine d’écoutes plus tard j’ai fini par m’y habituer. Toutefois, je ne le cache pas, m espere li pap nan live lan !

C’est surtout le côté sweet de Carimi qui me plait. Je suis donc une grande fan de « Ill Nana », « Chikiboom », « Love de toi », « I’m a freak » et bien sûr « Baby I miss you ». J’aime aussi « Kita Nago ». (Pitié ! Ne me lapidez pas ! Je n’avais d’ailleurs rien tweet. *tongue out*) Donnez-moi encore une semaine et je serai en mesure de vous chanter les 11 morceaux figurant sur l’album.

En attendant les « live » qui ne peuvent qu’être meilleurs, je semble avoir de bonnes heures d’intimité garanties avec Carimi pour les semaines à venir. Et dernière chose, je n’aurais sûrement pas réclamé mes US$ 10.99 à iTunes si la proposition m’avait été faite !

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L’album de la semaine : Quintessence ~ Emeline Michel

N’ayant encore découvert aucun nouvel album, je suis toujours sous le charme de « Quintessence », le dernier-né d’Emeline Michel, que j’écoute chaque fois que j’en ai l’opportunité. Je crains que mon avis sur cette œuvre ne soit pas tout à fait impartial. Emeline étant mon artiste favori, j’étais prédestinée à aimer quoi que ce soit d’elle. Je peux toutefois assurer que cette production n’a pas réussi à détrôner « Ban m Pase » et « Rasin Kreyòl », qui demeurent mes albums d’Emeline préférés.

La #TeamPlenyen en moi voit « Quintessence » comme une musique de fond qui accompagne une bonne lecture ou tout simplement un après-midi oisif, le tout arrosé d’un verre de vin rouge. Un album très acoustique avec beaucoup de guitare et de violon, qui le temps de douze chansons transporte et calme. Ayant quasiment écouté tous les disques d’Emeline, ce denier me rappelle un peu « Rhum et flamme », album majoritairement écrit en français de la chanteuse, qui avait également un si bas tempo. A mes yeux, les titres de « Quintessence » dégagent presque tous un sentiment de mélancolie. Je ne les aime pas moins !

Mon titre préféré sur cet opus est « Pran men m ». Ce fut le coup de foudre… Je l’ai aimé dès l’audition des premières notes. J’ai aussi aimé « M pa ka dòmi » avant même de l’avoir écouté. C’est un de ces textes qui ravissent la #TeamPlenyen en moi. Je crois pourtant que « Mèsi Lavi » est le plus beau morceau de l’album, celui qui fait l’unanimité, celui que l’on aime tous dès les premières notes, autant pour la musique que pour les paroles. « Infinity », une superbe composition d’Emeline, introduit à merveille l’album et semble très appréciée. Amoureuse du tambour, je n’ai pas su résister au charme de « Timoun », chanson la plus rythmée du CD, qui se termine sur un rara. « Kè m ap sote », « Yon Mirak » et « Ton Yanvalou » font aussi partie de mes chansons préférées. En fait, des douze morceaux que comporte cet album, il n’y a pas un seul que j’ai envie de skip quand je l’écoute.

Parallèlement, Emeline a fait appel à plusieurs autres paroliers pour l’aider à écrire « Quintessence ». Elle n’en a pas moins participé à l’écriture de la grande majorité des textes, 9 sur 12, dont « Mèsi lavi » et « Mpa ka dòmi », les meilleures compositions de l’album.

Un disque certes différent des autres mais tout aussi agréable qui vaut bien le détour, à mon humble avis de mélomane !

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