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Mémoire de mes putains tristes, Gabriel García Márquez

Je ne vais pas essayer de prétendre le contraire : C’est tout simplement le titre de cet ouvrage qui a retenu mon attention. J’ai d’abord pensé à « Les immortelles » de Mackenzie Orcel le seul livre parlant de prostituées que j’avais lu en le retirant des étagères de la librairie La Pleiade. Puis je l’ai feuilleté. Peu de pages. Et de grands caractères. Tentant… Le prix, pas tant que ça !

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Et c’est alors qu’est entré en compte le dernier, mais pas des moindres, détail : il s’agit d’un titre de Gabriel Garcia Marquez, cet auteur hispanophone adulé… Celui-là même avec lequel j’avais récemment fait connaissance. Finies les hésitations, vers la caisse je me suis dirigée d’un pas résolu !

Ce fut comme je l’avais supposé une lecture rapide. Assez facile aussi du reste. Résumé ? Pour ces 90 ans, le narrateur veut retrouver un coup de jeunesse. Pour ce faire, il s’adresse à Rosa Cabarcas qui tient la maquerelle du coin et lui demande de lui trouver une jeune vierge. L’entreprise est assez difficile, mais la dame arrive à lui dégoter une pucelle de 14 ans qui l’attend le soir même de son anniversaire dans une chambre du bordel. Il la retrouve nue, endormie…

Et de là l’histoire prend un autre tournant. On arrête tout simplement de voir ce vieux journaliste qui se présente déjà comme un véritable raté comme le vieux pervers qui veut se faire une enfant capable d’être son arrière-petite-fille.

Ce qui ne devait être qu’une aventure d’un soir se poursuit et n’évolue surtout pas dans le sens qu’on s’y attendait. C’est plutôt un bref tour de certains sujets tabous, des questionnements sur l’âge, le temps, le sexe, la morale… Et je n’en dis pas plus car ce petit roman mérite bien que vous y jetiez vous-même un coup d’œil !

 

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Et si on parlait de mon auteur préféré ?

Mary Higgins Clark, qui était aussi connue comme la « reine du suspense », est décédée à l’âge de 92 ans, le 31 janvier 2020. Elle a publié une cinquantaine d’ouvrages qui se sont écoulés à cent millions d’exemplaires du temps de son vivant. Son tout dernier roman policier, « Kiss the girls and make them cry », a été publié en 2019. Et bien sûr, il fait partie de ma collection !

 

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Crédits : Frederick Alexis

J’ai découvert Mary Higgins Clark en 2006. J’étais encore au secondaire et c’est Winnie Gabriel, ma voisine de table à l’époque, qui m’a introduite à l’œuvre de celle qui allait au fil des ans devenir mon auteur préféré. Winnie m’a passé « Ce que vivent les roses ». Elle l’avait emprunté d’une bibliothèque et je devais lire le livre rapidement pour qu’elle puisse le retourner. Je n’ai pas eu à faire de grands efforts pour cela. L’ouvrage m’a séduite dès les premières pages.

En continuant à lire Mary Higgins Clark, j’ai rapidement compris qu’il y avait toujours une femme au centre de ses histoires, qu’il s’agisse d’une journaliste, d’une avocate ou encore d’une femme politique. J’ai aussi aimé le style d’écriture léger, épuré… Sans rien qui puisse choquer avec toujours un brin de romance. Il est certes questions de meurtre, mais on n’y retrouve rien de particulièrement sanglant.

 

À ce jour, ma collection personnelle compte 39 livres de Mary Higgins Clark. 31 de ses 38 romans policiers (Je ne suis pas arrivée à retrouver 4 de ceux que j’avais achetés. Ils ont sans doute dû se retrouver entre de mauvaises mains…) ; la totalité de la série Suspicion qu’elle a co-écrite avec Alafair Burke ; 2 de ses 4 recueil de nouvelles ; 1 des 5 romans qu’elle a co-écrits avec sa fille Carol Higgins Clark.

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Crédits : Frederick Alexis

Je m’étais habituée à voir ma collection augmenter au fil des années. Et j’ai encore du mal à croire que « Kiss the girls and make them cry » est le tout dernier Mary Higgins Clark. Histoire de me faire une raison, je pense bien que je vais prendre le temps de relire certains titres qui m’ont particulièrement marquée comme « Ce que vivent les roses », « Le démon du passé », « La maison du guet » ou encore « La Clinique du Docteur H. » que j’ai racheté récemment. Et qui sait, peut-être finirai-je tout simplement par faire acquisition de l’intégralité de l’œuvre de Mary Higgins Clark !

 

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« Mémoires mortes », Patricia Cornwell ou le livre qui m’a fait sortir mon shaker !

Résumé

Beryl Madison, jeune auteure à l’avenir prometteur, est assassinée à son domicile. Elle recevait des menaces téléphoniques d’un dérangé mental et on apprendra par la suite qu’elle s’apprêtait à publier ses mémoires dont le contenu pouvait nuire à plus d’un dont son mentor Cary Harper. Le Dr Scarpetta devra donc tirer du cadavre lacéré de coup de couteaux de la jeune femme et de la scène de crime morbide à souhait les réponses à ses mille et une questions. Son enquête menée avec le support de l’inspecteur Marino s’étendra sur plusieurs semaines et mettra même leurs vies en danger par moments. L’arrivée impromptue de Mark, ex petit ami de Kay, et la mort d’autres personnages importants du récit sont autant de faits qui retiennent l’intérêt au fil de la lecture de ce livre.

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Crédits : Kalule Celestin

J’ai découvert ce livre dans le « story » d’une jeune femme que je suis sur Instagram. Elle avait partagé le résumé du livre qui m’a tout de suite plu. Je lui ai rapidement fait un DM et elle a offert de me le passer.

Le format me convenait. Environ 300 pages. Mais la dimension des caractères – carrément minuscules – m’a tenue éloignée du livre pendant au moins 3 jours. J’ai dû relire cette fameuse quatrième de couverture qui m’avait initialement attirée plusieurs fois avant de me décider.

Et si j’hésitais encore au tout début de ma lecture, l’auteure a su me convaincre entièrement dès le premier chapitre en faisant l’éloge de notre Barbancourt national. « Le barbancourt est un régal », peut-on lire à la page 22. Il n’était bien sûr plus question que j’arrête la lecture d’un livre pareil !

On rentre tout de go dans l’histoire et le suspense demeure jusqu’à la fin. Même quand, à quelques chapitres de la fin, on apprend l’identité du meurtrier, il faudra réussir à le trouver et comprendre son modus operandi.

Un polar plutôt sanglant avec moult détails autant sur les meurtres que sur les cadavres et une quantité impressionnante de termes techniques. Pour cause, l’héroïne, Kay Scarpetta, est médecin expert général… J’ai aussi apprécié cette ultime conversation du Dr Scarpetta et de l’inspecteur Marino qui a permis d’éclaircir tous les points d’ombres de ce livre qui met aussi l’accent sur les troubles mentaux.

Et maintenant, la dernière page tournée, je n’ai qu’une envie : me faire un rhum-Tonic à base de Barbancourt ! Il en serait de même pour vous aussi, si comme moi vous aviez lu la page 274 de « Mémoires mortes » de Patricia Cornwell !

Lifestyle

Parce que tout le reste est accessoire…

L’inspiration me fuit. Je me rappelle plus la dernière fois que je suis arrivée à écrire plus de deux cents mots sur un sujet qui n’était pas lié au travail ou encore à un de mes cours. Alors jusqu’à aujourd’hui ! C’est un peu comme si mes mains me démangeaient. C’est que je passe un week-end pas comme les autres et j’ai cette furieuse envie d’en parler.  Un week-end pas comme les autres… J’ai dû employer cette expression des dizaines de fois. Mais croyez-moi, si je le pouvais je les bifferais toutes. Car la vraie expérience hors du commun, je l’ai vécue ce week-end.

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Je suis enfant unique. Enfin, pas tout à fait… J’ai des demi-frères et une demi-sœur que j’ai rencontrés récemment et les relations semblent bien amorcées. Mais ça, c’est une autre histoire. Je voulais donc vous dire que je suis l’unique enfant de ma mère, une femme très réservée. Mon premier réflexe a donc été de rechercher très tôt de la compagnie ailleurs. Au cours de mon enfance, et même pendant une grande partie de mon adolescence, j’ai été littéralement accro à ma cousine, qui, pour sa défense me le rendait bien. Puis à mes premières amies Sabrina et Joséphine. Quand je suis entrée à l’école secondaire, Fabiola a pris le relai et depuis, je ne l’ai plus jamais laissée repartir. Car il me fallait être constamment entourée. C’était un peu comme une partie de moi. Résultat : des années plus tard, je suis toujours partante pour retrouver des amis pour prendre un verre. Ou juste parler. Tout ce qui me tiendra éloignée de ma chambre vide.

Mais, ce week-end, sous une impulsion, j’ai décidé de passer du temps seule. Après des heures à essayer de dissimuler la tristesse qui m’envahissait à mes proches à la maison, je me suis dit que m’éloigner serait la meilleure option. Passer le week-end seule ? Oui. Mais où ? À faire quoi ? Honnêtement, je n’ai pas eu à me poser la question longtemps. Decameron ! La destination était toute indiquée. La dernière fois que j’avais été aussi « down », soit en 2014, je m’étais réfugiée à Indigo pour une semaine et j’en était revenue toute neuve. On n’allait tout de même pas changer une équipe qui gagne ! Je contacte donc un ami à l’hôtel vite fait. Mais ma démarche tardive laisse présager le pire : il se pourrait qu’il n’y ait plus de place. Je ne suis fixée qu’à la dernière minute, le jour même. Mais j’avais déjà fait tous mes plans. Après le travail ce vendredi, je n’ai plus qu’à passer récupérer mes affaires chez moi. Ensuite, je fais le plein et je mets le cap sur la côte des Arcadins !

Ce n’est pas la première fois que je conduis sur la nationale #1, mais depuis environ 5 ans que je conduis, c’est la deuxième fois que je prends toute seule cette voie où les accidents se multiplient. Je l’avoue, je stresse un peu. Et la pluie qui se pointe tandis que je passe « Trois mains » n’arrange rien. Pendant une fraction de seconde je pense à rebrousser chemin, me disant que je n’ai rien à prouver. Mais en fait, je le sais, j’ai tout à prouver. J’ai tout à me prouver. Un jour d’octobre, il y a de cela même pas un an, j’ai pris sur moi et j’ai laissé un jeune homme que je voyais pour la première fois incruster les mots « I am enough » sur une de mes côtes. Il était temps que je me prouve que cette douleur n’avait pas été vaine. Et c’est ce que j’ai fait.

Je suis restée la femme pragmatique, la conductrice prudente que j’ai toujours été. Je me suis tapée mon heure et demie de route avec une playlist d’enfer et j’ai passé un week-end extraordinaire à la mer. Bien sûr, j’ai dormi et j’ai raté le petit déjeuner les deux jours. Mais les lunchs, les heures passées couchées au bord de la mer avec mon haut-parleur, puis assise au bar seule vont être ajoutées à mon palmarès de single lady sans aucune vergogne. Je me garderai bien entendu de comptabiliser le nombre de verre de vin blanc que j’ai bu au cours de la journée du samedi. Sachez seulement que j’ai pu regagner dignement ma chambre après avoir pris la peine d’apprécier un coucher de soleil pour la première fois de ma vie et que j’ai une quantité de selfies assez gênante sur mon smartphone. Au moins je n’ai rien publié sur les réseaux sociaux….

Alors, un week-end pas comme les autres pourquoi ? Eh bien, parce que j’ai su répondre les « Non monsieur, ça va », « Non, non, m pa p tann pèsonn. Se mwen seul ki la » avec le sourire et le regard déterminé qui s’imposait toutes les fois que cela a été nécessaire. Parce que j’ai pris plaisir à me retrouver seule avec moi-même au milieu des inconnus. Parce que j’ai pu reprendre la route dimanche après-midi comme une grande…  Je me dis d’ailleurs qu’il s’agit vraiment d’une expérience que je devrais faire tous les trois mois, ne serait-ce que pour me ressourcer et toujours me rappeler que je me suffis et que tout le reste est accessoire !

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2019 : entre bilan et perspectives…

On va commencer par dire que pour 2018, j’ai lu bien plus que je n’ai écrit ! Alors quand on ne compte pas ces multiples longs paragraphes que j’ai dû envoyer à certaines personnes et toutes ces notes que j’ai prises pour des textes que je n’ai finalement pas écrits… Une chose est pourtant sûre, ceux qui me suivent ici n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Aussi, je me suis sentie un tantinet coupable en renouvelant mon plan avec WordPress au début du mois de décembre. Je reviens tout de même vers vous avec d’autres plans et promesses.

Crédits : Bernard Delva Location : Bibliothèque Michèle Tardieu

Pour 2018 j’avais fixé la barre plutôt haut. Trop haut en fait. J’espérais lire 60 livres. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence bien vite : il n’était pas possible d’être une salariée et une étudiante à plein temps et d’arriver à lire un livre par semaine avec 8 « degi » … En fait, je ne suis arrivée à en lire que 29. Même pas la moitié. Quelle déconvenue ! Néanmoins, certains ont été particulièrement inspirants et m’ont laissé une certaine satisfaction malgré ma déception d’être tombée aussi loin de mon objectif premier.

Le top 10 de mes belles lectures de 2018

1. « We’re going to need more wine », Gabrielle Union. C’est le premier livre que j’ai lu pour l’année. Et je n’aurais pu faire meilleur choix. J’ai d’abord vu sous un autre angle cette actrice que j’avais toujours adulée, surtout avec son rôle dans « Being Mary Jane ». J’ai adoré rentrer dans son quotidien, son intimité. Soudainement, elle devenait humaine. Je me suis même un peu retrouvée dans certaines de ses expériences personnelles. Je recommande défininitement cet ouvrage qui m’a portée à changer mon regard sur bien des choses.

2. « milk and honey », Rupi Kaur. Ce n’est pas juste un de ces ouvrages populaires. Bien que je concède l’avoir acheté juste parce que des citations de Rupi Kaur avaient envahi mon timeline. Mais je n’ai pas eu à regretter mon choix. J’ai traversé en un tour de main les 4 sections de l’ouvrage : « The hurting », « The loving », « The breaking », « The healing ». Et je ne compte pas le nombre de fois que j’y suis retournée en quête d’un passage qui traduirait exactement mes sentiments du moment.

3. « Les dix petits nègres », Agatha Christie. J’avais lu ce livre il y’a de cela plusieurs années. Mais, bien que je connaissais déjà la fin, j’ai pris plaisir à relire cet ouvrage que je considère comme un véritable chef-d’œuvre d’Agatha.

4. « Pwomès », Lyonel Trouillot. Depuis que je les ai découverts, les poèmes de Trouillot sont devenus une addiction pour moi. Je les lis et relis. Je ne m’en lasse pas.

5. « Crazy Rich Asian », Kevin Kwan. Mon voyage en Asie à travers la trilogie de Kwan, un total de 1564 pages, a été un événement marquant de mon année. Une lecture facile, rafraîchissante, instructive et carrément hilarante par moments.

6. « Le désir est un visiteur silencieux », Emmelie Prophète. C’est la première fois que je lisais un livre d’Emmelie Prophète et je n’ai pas été déçue. j’ai adoré me retrouver dans cette rue ordinaire de Martissant et me plonger dans la vie de Claudette, de la mère de cette dernière et de ses voisines.

7. « Cris du cœur », Labrune Mainsour. J’ai aimé la diversité retrouvée dans ces 16 nouvelles. Il s’agit certes d’histoires de femmes, mais j’ai eu un peu l’impression qu’elles s’attaquaient chacune à une facette de la vie de la femme.

8. « We should all be feminist », Chimamanda Ngozi Adichie. Je ne me clame pas féministe à tort et à travers. Mais 30 ans déjà que je suis de sexe féminin, ce serait bien con de ma part de ne pas supporter ma cause. Ce tout petit livre a mis l’accent sur bien des choses qui m’ont révoltée au cours de ma jeune vie et a renforcé ma volonté à vouloir bouleverser l’ordre actuel des choses.

 9. « Écorchées vivantes », sous la direction de Martine Fidèle. Je ne suis pas trop fan des recueils de nouvelles regroupant le travail de plusieurs auteurs. Mais celui-là a été une exception. J’ai apprécié ce moment d’intimité avec ces femmes qui tour à tour m’ont dévoilé un pan de leur vie.

10. « Onze Minutes » Paulo Coelho. J’ai trimballé ce livre avec moi pendant des semaines, ou peut-être même des mois, sans arriver à lire plus d’une dizaine de pages. Puis, sans que je ne m’explique trop ma motivation, je l’ai recommencé plus d’un an plus tard. Et là, je l’ai littéralement dévoré en moins de 48 heures. La fin n’était pas trop à mon goût, mais c’est de loin mon Paulo Coelho préféré.

Fort de si belles expériences livresques, je ne peux que démarrer 2019 du bon pied. J’ai revu mes objectifs à la baisse cette année, côté quantité. Mais j’espère bien que du point de vue de la qualité, j’irai bien au-delà de tout ce à quoi j’aurais bien pu m’attendre. J’espère lire 40 livres cette année, dont 15 non-fictions. 3 livres par mois et 4 bonus. Les livres de janvier ? « The ex », Alafair Burke, « The wife », Alafaire Burke (pi rèd) et « Becoming », Michelle Obama. Et vous, quelles sont vos perspectives ? Que lisez-vous en ce premier mois de 2019 ?

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La brute ~ Guy des Cars

Un de mes auteurs préférés. Un roman qui m’a marquée ! J’ai dû le lire trois à cinq fois. Mais je ne suis pas prête de m’en lasser. Des fois, je me plais à dire que je suis actuellement étudiante en droit parce qu’un jour, je ne sais par quel hasard, ce livre m’est tombé entre les mains. Tandis que j’épluchais les pages de cet ouvrage, avide de voir par quel miracle cette brute, ce sourd-muet et aveugle accusé de meurtre réussirait à s’en sortir, j’ai passé les frontières d’un autre monde. Un monde où les prouesses de Me Deliot m’ont conquise. Jamais métier ne m’a semblé plus prestigieux, plus utile que celui d’avocat. L’avocat, le bon, m’est apparu comme un messie. Un surhomme. Trois années d’études (en droit) plus tard, mon impression n’a pas changé. Vivement que je devienne une « surfemme », qu’on appellera simplement Maître !

P.S : Encore merci à Jean-Philippe Étienne de m’avoir permis de l’ajouter à ma collection. Imaginez ma joie quand, le 13 août 2014, il m’a dit qu’il a trouvé ce roman que je cherchais en vain depuis je ne sais plus quand à Mélodisque…

 

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The pocket Prayerbook

I used to spend hours reading the Bible when I was a kid. Discovering all these amazing stories felt great and I carried a Bible with me everywhere I went for years. At that time, I wasn’t questioning anything. I just wanted to know more. But for some reason, it all stopped until I got this Prayer Book from my Friendship Family. I lost it a few years ago but I still consider it the best gift I have ever received. No doubt, there wouldn’t be a better post to launch this new blog with.

 

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En plein dans mon élément !

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Je suis rentrée dans une librairie aujourd’hui ! Je crois bien que la dernière fois que j’avais mis les pieds dans un endroit pareil avant cet après-midi remonte à près de deux ans. Alors ça, c’est quand je ne compte pas tous ces « bookstore » dans les aéroports où je me suis arrêtée à chaque fois que j’ai eu à prendre l’avion et desquels je ne suis jamais ressortie les mains vides ! Mais aujourd’hui, tout est différent. Pour commencer, je suis sortie de chez moi avec pour principale destination une librairie, n’importe laquelle.

Pendant les premiers instants, je me sens comme dans une cabane d’Alibaba. Cette petite librairie que je visitais une fois par semaine quand je travaillais à Pétion-ville me parait toute changée aujourd’hui. Je ne sais où commencer. Mais une employée me propose son aide et du coup je me suis rappelée mes objectifs.

En fait, je suis sortie de chez moi avec l’intention d’acheter un livre, deux peut-être. Premièrement, il me faut un roman de Dany Laferrière. Je m’étais toujours dit que je ne pouvais pas être  aussi fière, entre guillemets, de notre académicien et ne pas posséder ne serait-ce qu’un seul de ses ouvrages. De plus, ce 13 avril ramène l’anniversaire de l’auteur et je voulais en quelque sorte nous faire à tous deux un cadeau. Ainsi, j’ajouterais à ma collection de livres un ouvrage d’un des écrivains haïtiens les plus célèbres à l’étranger et je supporterais l’artiste en évitant de me contenter d’emprunter une de ses œuvres à un ami. Plutôt bien pensé, non ?

Parallèlement, je m’étais aussi rappelé ce recueil de poèmes de Lyonel Trouillot que j’avais feuilleté il y a de cela plus de 5 mois. Je l’avais particulièrement aimé. Aussi, quelqu’un dont j’apprécie généralement le jugement m’a dit récemment que de Trouillot, il fallait surtout lire les poèmes.  Les deux auteurs se retrouvent dans le même rayon et c’est là que commence mon exploration.

Je n’hésite pas longtemps sur lequel des livres de Laferrière je veux acheter. C’est qu’il y a ce titre qui m’attire : « L’art presque perdu de ne rien faire » ! Comment aurais-je pu résister à un titre pareil ? En plus, en prélude à ce long weekend ce livre me rappelle mes intentions. Il me fallait l’acheter, simplement. Et c’est ce que je fais. Ensuite, je me lance à la recherche des fameux poèmes de Trouillot. Je ne les trouve pas. Il y a certes d’autres livres de Lyonel Trouillot, mais là il me faut un recueil de poèmes ou rien du tout. Déjà que j’ai sur ma table de chevet deux autres livres de cet auteur que je n’ai jamais ouvert en trois ans…

On aurait pu être tenté de croire que ma visite à la librairie allait s’arrêter là. Mais, c’aurait été mal me connaître. Je me sens dans mon élément et il n’est pas question que je parte ! J’ai comme un besoin urgent de visiter les autres rayons et de faire un coup d’œil à mes auteurs favoris. Je vois d’abord ce roman de Marc Levy « Mes amis mes amours ». Je lui résiste. Peut-être sera-t-il encore là à ma prochaine visite…

Puis, je m’arrête près des romans de Paulo Coelho. Ce dernier ne fait pas partie de mes auteurs favoris. Mais j’entends ses louanges à longueur de journée et par moment, je me dis que je devrais peut-être faire un effort pour apprécier son travail. Jusqu’à présent, je n’ai lu que deux de ses livres, enfin 1 et demi pour être tout à fait honnête. Il ne m’a pas charmée. En fait, je crois bien que son « Adultère » m’est resté en travers de la gorge.  Néanmoins, je tente de reste positive. Je finirai par trouver un Paulo Coelho que j’aimerai, mais pas aujourd’hui !

Mes pas me conduisent par la suite au rayon des romans policiers. Mon monde ! J’ai vraiment du mal à déposer cette compilation de nouvelles regroupant plusieurs aventures de Hercule Poirot… Ah, me lasserai-je jamais d’Agatha Christie ? Un peu plus loin, je retrouve les Mary Higgins Clark. De tous les ouvrages exposés, il n’y a qu’un seul que je ne possède pas encore. Il n’est pas question que je reparte sans lui. Et ma collection passe à 36. Youpi !

Je ne suis toujours pas disposée à repartir. Pour boucler ma tournée en librairie, je me dis que j’ai besoin d’un brin de romance, de rêve et de folie dans ma vie. Je me dirige donc vers les « Harlequins ».  Dans la série Passion, je trouve ce qu’il me faut. Dans le résumé, il est question d’un « lui » bad boy, sexy, provocateur… Juste ce qu’il me fallait ! Je l’attrape et je passe à la caisse. Soudainement, j’ai hâte d’être chez moi, vautrée dans mon fauteuil préféré avec un verre à portée de main….