Lifestyle, Textes déjà publiés

« Le Getaway week-end » : une virée au Cap-Haïtien

Crédits : Charly Amazan

C’était le moment idéal pour une escapade, pour s’éloigner de l’effervescence de la capitale. Beau temps, long week-end, et avec cette fête nationale qui continue à susciter l’élan patriotique chez les Haïtiens, se diriger vers une ville de province se trouvait aussi bien indiqué. Le Cap, destination de plus en plus populaire auprès des amateurs de tourisme local, a su retenir l’attention. En avion, voiture privée ou encore en transport en commun, ils sont en effet nombreux à avoir mis le cap sur la cité christophienne. On pouvait pressentir que « ta pral gen anbyans nan vil la ».

Outre la panoplie d’activités prévue par les habitants de la deuxième ville du pays qui n’ont, semble-t-il, plus rien à envier aux Port-au-Princiens en termes d’entertainment, il y a aussi la 6e édition de « Le Getaway » – ce concept au combo gagnant qui propose de se mettre en mode touriste et de faire la fête – qui se tient dans la cité en ce week-end de la fête du drapeau. Avec différents packages incluant transport, nourriture, logement – à l’hôtel Satama, nouvelle sensation du Cap-Haïtien – et des possibilités d’excursions pour les intéressés, l’événement a attiré bien du monde venu tant de la capitale que de l’extérieur, tous disposés à partir à la découverte du Cap dans une ambiance festive.

Le coup d’envoi du Getaway est donné dans la soirée du 18 mai à Lakay restaurant. Lisez la suite de l’article sur Ticket

Lifestyle

Confessions d’une cliente volage – Épisode 2

Des beauty lounge/bar qui peuplent Pétion-ville aux petits studios de quartier, j’en ai expérimenté un grand nombre. J’ai vu et entendu des choses. Je suis sortie frustrée de certains et particulièrement satisfaite d’autres ou des mêmes. [Rires…] Ce sont ces multiples expériences que je me propose de partager ici. Je me ferai aussi un plaisir de parler de ce petit groupe d’établissements où je continue à me rendre régulièrement – enfin plus ou moins. Qu’ont-ils fait pour me garder tandis que ce marché devient de plus en plus compétitif et que moi je suis une cliente volage ? Je vous parle cette semaine d’Eklà, une institution que j’ai découverte sur Instagram et que je me suis mise à fréquenter il y a moins d’un an.

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Eklà – Love at first sight

Ah, si je ne me retenais pas, je pourrais bien me laisser enchaîner par le service d’Eklà. J’ai dû me rendre à cet établissement près d’une dizaine de fois et jamais encore je n’ai eu de raison de me plaindre. Plutôt difficile à croire ça ! Non, ce n’est pas que je sois une cliente particulièrement difficile. Ou peut-être que si. Antouka, une chose est sûre, si je ne m’en tenais qu’à ma dernière expérience, eh bien jamais je n’irais ailleurs !

Je me suis fait une entorse au pied au début du mois d’avril. Si vous me suivez sur Instagram vous avez même dû voir docteur Nau me poser ce fameux bandage rose que j’ai gardé pendant dix jours. Mais, outre la grande douleur physique qui a accompagné cet épisode, – et je n’exagère même pas ! Je revois encore la tête de mon ami quand j’ai éclaté en sanglots dans la voiture. Si je n’avais pas trop mal, j’en aurais sûrement ri ! – il y avait une toute aussi grande douleur morale/émotionnelle. Je ne sais pas trop comment la qualifier.

Je tente de m’expliquer : ceux qui me connaissent savent bien que je suis une vraie maniaque des ongles. Pour avoir été particulièrement complexée par mes petits bouts d’ongles pendant mon adolescence, j’ai mis un point d’honneur à en prendre soin en grandissant. C’était, selon moi, le seul moyen de les rendre acceptable. Alors le lien avec mon entorse ? Eh bien oui, mon accident a eu lieu le dernier jour de mes vacances dans le Nord du pays. J’ai fini avec le pied dans un bandage alors que ma dernière pédicure datait déjà de plus de dix jours. Une véritable catastrophe !

Ainsi, une fois les 48 heures de repos complet prescrites par le médecin terminées, mon premier arrêt a été au salon de beauté. J’avais pris rendez-vous avec Eklà. Parce que dans mon état – je marchais difficilement et je devais encore prendre des antidouleurs pour dormir la nuit – c’était mieux de m’assurer que je puisse être servie rapidement.

Quand je suis arrivée à Eklà, la même dame qui m’avait lavé les cheveux les fois précédentes m’attendait. Deux autres filles étaient aussi prêtes à s’occuper de mes ongles. Avec tous les soins du monde et le moins de dérangement possible, je me suis retrouvée prête à partir au bout de 90 minutes. Un timing parfait.

Dommage que leurs noms ne soient pas écrits sur leur corsage. Mais le service m’a marquée. Elles ont tout fait pour m’accommoder. Pour elles, il n’était pas question que je me déplace plus que nécessaire. Et il m’est tout simplement impossible de décrire la délicatesse avec laquelle on a pris soin de mon pied malade. Quand on ajoute à cela la sollicitude la propriétaire…

Entre suggestions et conseils, Christina a tout fait pour m’aider. En fait, pour être tout à fait honnête, si la gentillesse du propriétaire suffisait dans le choix d’un studio de beauté, il n’y a pas de doute que j’aurais été entièrement fidèle à Eklà ! C’est qu’elle est toute jolie, toujours disposée et disponible, compétente, avenante et tout ce qu’un client peut souhaiter, cette chère Christina. J’y repense et déjà j’ai hâte de prendre mon prochain rendez-vous à Eklà !

En résumé

L’accueil : Il est tout simplement excellent. Puisque je n’arrive jamais à l’improviste à Ekla, je suis toujours particulièrement satisfaite d’y trouver des esthéticiennes prêtes à me servir.

Le service : Jusqu’à présent, je n’ai aucune raison de me plaindre. J’ai toujours été servie par les mêmes personnes. Dommage que je n’aie pas pu retenir de noms pour faire des suggestions. Quand je sors de cet espace, j’ai les cheveux et les ongles « on point » ! Les dames utilisent aussi des marques de produits assez intéressantes.

Le prix : Non, ce n’est pas donné. Mais les prix des services de base sont acceptables, surtout quand on prend en compte la qualité du service offert et du confort dont on jouit dans ce salon.

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Je lis donc je suis !

Je lis tous les jours. J’écris pour gagner ma vie et je lis pour rester vivante. Mais qu’est-ce que je lis ? Un peu de tout. Des articles, surtout. Je suis la secrétaire de rédaction d’un magazine culturel. Mon premier travail consiste donc à lire les textes soumis par mes collègues. Toujours pour les besoins de mon gagne-pain officiel, je me retrouve donc à lire d’autres magazines en ligne, histoire de me tenir informée et aussi de satisfaire ma grande curiosité. Le chien de Beyoncé est mort ? Je dois bien savoir de quoi !

Parallèlement, je suis aussi diplômée en sciences politiques et étudiante en droit. Étudiante finissante, pour être exact. Hourrraaahhhh !! J’essaie donc tant bien que mal de rester au pas avec l’actualité, ce qui justifie mes abonnements à divers journaux étrangers que je n’ai pas toujours le temps de lire. Et bien sûr, il y a une grande partie de mon budget mensuel qui va dans l’achat de mes livres de cours car j’ai pleinement réalisé que les 3 heures de temps de cours ne sauraient suffire à ma formation. Et aussi, entre nous, quand tu as au moins deux livres pour chaque cours tu es bien mieux armé pour les devoirs.

À côté de tout ça, je tente aussi de lire pour le plaisir. Je me limite fort souvent à la fiction. Je suis passionnée de romans policiers, surtout quand ces derniers portent plus sur un procès et met l’accent sur le travail d’un avocat plutôt que sur celui d’un détective quelconque. La référence en la matière pour moi ? La brute de Guy des Cars ! Je tâche aussi de lire autres choses de temps à autres. J’ai par exemple fait l’acquisition de plusieurs classiques qui reposent encore sur mes étagères en attendant d’être lus. Je tente également de donner une chance à chacun de ces auteurs et ouvrages populaires qui envahissent mon Timeline et dont mes proches me rabattent les oreilles.

Mon objectif pour 2018 est de lire 60 livres (au moins). Je suis un peu en arrière. (Non, mais vraiment quelle surprise !) J’étais à 14 ouvrages alors que j’aurais dû en avoir lus 17. Mais je me dis que « sa te ka pi mal » et je poursuis avec l’espoir d’arriver à rattraper mon retard. Alors et vous ? Ça vous arrive de lire aussi ? Sans doute. Vous lisez bien mon post là, non ? Vous aviez lu autre chose à part ça cette semaine ? Moi, j’ai lu « Tempête sur Cape Cod » de Carol Higgins Clark et je vous en parle !

Crédits : Bousiko

 Mon histoire avec « Tempête sur Cape Cod »

J’ai acheté ce livre à J’imagine, à Pétion-ville, le 17 novembre 2017. Oui, j’inscris mon nom et la date de l’achat sur la page de garde des livres que j’achète. Pour ce qui est des librairies, je m’en souviens tout simplement. De toute façon, il n’y en a pas deux cents à Port-au-Prince !

Celui-là était dans le rayon des soldes. Pour 50% off, je voulais bien me donner la peine de faire l’acquisition d’un roman de Carol Higgins Clark, fille de Mary Higgins Clark, une de mes romancières préférées.  Mais bien sûr, achte liv lan se youn. Jwenn tan ak volonte pou li l lan, se yon lòt.

« Tempête sur Cape Cod » a donc gentiment été déposé sur ma table de chevet, croulant déjà sur le poids des livres. Il y est resté jusqu’à récemment quand j’ai fait l’acquisition d’un roman de Mary Jane Clark – toujours sur le même rayon. Là, je me suis dit qu’il était temps que je fasse connaissance avec ces deux Clark.

L’histoire

Regan Reilly et son mari Jack partent passer un week-end en amoureux à Cape Cod pour leur anniversaire de mariage. Mais le temps ne joue pas en leur faveur. Une tempête s’abat sur la ville et les deux tourtereaux, lui, policier et elle, détectrice privée, vont se retrouver en plein dans une enquête. En effet, une voisine a disparu. Tout le monde la croit emportée par le courant alors qu’en fait, elle est séquestrée par un malade mental.

À côté de cela, il y a les bonnes amies Pippy et Ellen qui ont ouvert un magasin, « Le coussin bavard », où elles vendent des coussins sur lesquels elles inscrivent citations et autres messages. Elles ont monté cette affaire devenue florissante après avoir été toutes deux virées de leur travail respectif. Et avoir raconté à la presse leur histoire, une histoire qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, a construit leur réputation tout en les exposant à des représailles.

 

Mes impressions

 J’ai lu ce livre de 300 pages en une semaine.  Un temps normal pour moi quand on sait que je travaille, que je vais à l’école, que j’aime les Happy hour, que je tiens à regarder mille et unes émissions télévisées et que je ne tourne jamais le dos à un documentaire historique…

Pour moi qui lis des romans policiers avec des enquêtes, des meurtres et des disparitions depuis mon plus jeune âge, ce livre n’a pas été au niveau de mes attentes. Il ne m’a pas donné cette envie de tout lire d’une traite, ni n’a éveillé ma curiosité au point que je veuille lire le dernier chapitre, histoire de mettre fin à mon suspense ou devrais-je dire supplice…

En fait, de suspense je ne pense pas qu’il y en ait jamais eu. La seule scène que j’ai jugée un peu inattendue m’a paru tirée par les cheveux. Et aucune explication n’a été donnée quant à la présence d’une certaine personne dans un lieu précis où elle ne devrait pas se trouver.

À la fin d’un roman de genre suspense, je m’attends à laisser échapper des « Ahhhh… non mais vraiment, comment ai-je pu ne pas y avoir pensé moi-même ». Je veux un dénouement. Ce ne fut pas le cas pour celui-ci. Je ne veux pas aller jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps, mais je me demande si je devrais lire l’autre Carol Higgins Clark que j’avais acheté….

Lifestyle

Confessions d’une cliente volage

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Crédits : Charly Amazan

J’ai entendu dire que certains hommes sont plus fidèles à leur coiffeur qu’ils ne le seront jamais à leur femme. C’est bien un phénomène que je peine à comprendre. Car, bien que j’aime les salons de beauté, je n’arrive pas à faire choix de l’un d’entre eux et de m’y attacher. Je l’avoue, moi, je papillonne. Je vais d’un studio de beauté à l’autre sans aucun remords. S’il y a un nouvel établissement digne du nom dans la ville, je sens le besoin de le visiter, ne serait-ce qu’une fois, histoire de m’en faire ma propre opinion.

Des beauty lounge/bar qui peuplent Pétion-ville aux petits studios de quartier, j’en ai expérimenté un grand nombre. J’ai vu et entendu des choses. Je suis sortie frustrée de certains et particulièrement satisfaite d’autres ou des mêmes. [Rires…] Ce sont ces multiples expériences que je me propose de partager ici. Je me ferai aussi un plaisir de parler de ce petit groupe d’établissements où je continue à me rendre régulièrement – enfin plus ou moins. Qu’ont-ils fait pour me garder tandis que ce marché devient de plus en plus compétitif et que moi je suis une cliente volage ? Je lance cette série avec Mecho, la première institution du genre que je me suis mise à fréquenter de mon plein gré.

Mecho – A love-hate relationship

La recommandation pour ce studio m’est venue de mes parents. J’en ai tellement entendu parler chez moi que ce fut tout naturel pour moi de m’y diriger quand j’ai été assez grande pour décider de prendre soin moi-même de mes ongles et de mes cheveux. J’y suis allée religieusement toutes les semaines pendant près de 4 ans, à l’époque où j’avais les cheveux un peu trop « fournis » – comme on dit chez nous – et que je ne portais que des vernis transparents.

Mecho, elle-même m’a coupé les cheveux à deux reprises. N’était-ce pas elle qui m’avait aussi teint les cheveux en 2014 ? Ah non, ça c’était Dama. Une dame à la bonne humeur contagieuse et tellement avenante. Dommage que fort souvent je ne comprends pas grand-chose de ce qu’elle dit. C’est que mon espagnol est particulièrement limité… C’est à Mecho aussi que je me suis laissée convaincre pour essayer une teinte rouge sur mes ongles pour la première fois. Vraiment un grand moment dans ma vie de femme !

Ma grande histoire d’amour avec Mecho a pris un grand coup le jour où mon esthéticienne du moment m’a convaincue de lui laisser un de mes vernis pour une autre cliente. Et je n’ai plus revu le vernis en question. C’était un cadeau et je ne l’avais utilisé que cette seule fois. Un O.P.I. de couleur lavande. Plus jamais je n’ai laissé quelqu’un à Mecho toucher à mes ongles. Plutôt extrême, je sais. Mais ce vernis comptait pour moi et de toute façon j’avais commencé à ne plus être entièrement satisfaite du service.

J’ai tout de même continué à y faire mes cheveux. Et surtout mes sourcils, alors jusqu’à récemment. Il y a d’abord eu les manifestations anti-Jovenel qui semblaient toujours dégénérer au niveau de Delmas 60. Puis, il y a eu cette dernière visite qui m’a laissée plus que frustrée. Ce jour-là, j’ai simplement eu envie de passer ma tête sous un robinet et de laver ce que la dame qui s’était occupée de moi osait appeler coiffure.

Vous connaissez ce genre de coiffeuses qui ne veulent en faire qu’à leur tête ? Elle a écouté mes instructions, a acquiescé, puis n’en a strictement rien fait. Elle m’a aussi épilé les sourcils à la cire ce jour-là. Est-ce nécessaire de vous dire que plus de trois mois plus tard, je suis encore en train d’espérer que ces derniers finiront par retrouver leur forme habituelle ?

Je n’ai pas mis les pieds chez Mecho depuis ce fameux jour. Mais je sais bien que je finirai par y retourner. Il faut bien plus que ça pour mettre un terme à une relation qui a duré plus de 7 ans. De plus, c’était la seule fois que le service obtenu m’avait autant déçue. Oui, je vais sans doute y retourner. Je m’assurerai simplement de ne pas laisser cette dame s’occuper de moi.

En résumé

L’accueil : Je n’ai jamais eu de raison de m’en plaindre

Le service : Certaines fois, je n’ai pas été totalement satisfaite, mais dans l’ensemble, le service est, selon moi, assez bien. Je suis aussi d’avis que Isabel et Dama sont les meilleures pour le lavage des cheveux, l’application de teinture ou de défrisant. Et pour la coiffure, Dulcia is the one !

Le prix : Les prix sont ce qu’il y a de plus raisonnable, à mon humble avis « d’arpenteuse de studios ».

Plus : J’aime le fait que l’on refait souvent la peinture à Mecho. Jaune, bleu, mauve… J’y ai vu de toutes les couleurs et j’ai adoré.

Flop : N’essaie pas de t’habituer à une coiffeuse de chez Mecho. Rares sont celles qui restent. Je suis encore chanceuse que Dulcia que je connais depuis que je fréquente l’établissement y travaille encore. Et tant qu’elle y sera, il n’est pas question que quelqu’un d’autre touche à mes cheveux, ni à mes sourcils !

Lifestyle

Que vais-je bien faire de ces jours de congé ?

Cerf-volant

On est un mardi d’avril. La semaine Sainte bat son plein tandis que ma routine se poursuit, calmement. Comme d’habitude, j’ai allumé la télévision quand je suis rentrée du travail. Telle une musique de fond, cette dernière m’a quelque peu accompagnée alors que je vaquais à mes occupations et me préparait pour aller au lit. Puis, ce qui y défilait a fini par retenir mon attention. « Mais je le reconnais, ce film », me suis-je dit au bout d’un moment. Pour avoir déjà vu trailer, acteurs et behind the scenes sur Internet, il ne m’a pas fallu longtemps pour me rappeler qu’il s’agit d’un « film de noël ». Imaginez donc mon agacement… Moi qui enlève les playlist de Noël de mon iPod dès le 26 décembre et refuse d’écouter les meringues carnavalesques le matin du mercredi des cendres, jamais je n’aurais souhaité voir un « film de noël » en plein carême.

Je serais, je l’avoue, plutôt d’humeur à regarder une énième version de la passion du Christ. Je zappe un peu. Mais rien de ce que je trouve ne me satisfait. Rien à faire ! Je reviens à « Almost Christmas » sans arriver à m’y consacrer véritablement. Mon esprit vagabonde. Je me mets à penser à ces deux fêtes : Noël et Pacques. Je les compare un peu. Il s’agit après tout de deux fêtes chrétiennes, l’une célébrant la naissance du messie et l’autre la résurrection de celui-ci d’entre les morts. Deux événements heureux qui aujourd’hui donnent droit à ces jours de congé bien mérités que tout honnête travailleur attend avec impatience !

Je n’aime pas particulièrement les « fêtes », mais j’adore les congés qui viennent avec. Même quand je n’en fais strictement rien… Par exemple, qu’avais-je fait à Noël ? Pas grand-chose ! Je n’ai pas été à la mer comme c’est si courant à cette époque. Je n’ai pas eu de grandes célébrations familiales. De toute façon mes parents ont arrêté de fêter noël depuis je ne sais plus quand. Plus d’arbre de noël, ni d’échanges de cadeaux, même pas de soupe le 1er janvier… Oui, vous pouvez le dire, lavi m tris ! Je dois d’ailleurs l’admettre, sans ce diner annuel qu’organise une de mes proches depuis maintenant quatre ans, mes fêtes de fin d’année auraient été bien plates ! J’ai pourtant hâte d’être à Noël 2017, même quand je sais qu’on n’aura droit qu’à trois petits jours de congés pour cette fin d’année.

Mais chaque holiday en son temps ! On est à Pacques et je vais avoir un long week-end à meubler. J’ai déjà fait un premier tour d’horizon. Les amis que j’ai appelés ne font rien, eux non plus. On aurait alors pu, ensemble, élaborer des plans. Mais pourquoi se tracasser quand il est si facile de continuer à ne rien faire (toujours ensemble) ? Vous l’aviez compris, n’est-ce pas ? Je déteste faire des plans. Je préfère qu’ils me tombent dessus, m’entraînant dans une série d’aventures folles que je n’aurais justement jamais imaginées !

Et pour ce week-end de Pacques, avec un peu de chance, je ne mettrai pas du tout les pieds hors de ma maison. Je dormirai jusqu’à épuisement, lirai un peu, mangerai beaucoup et ferai le plein de films de circonstances (j’espère !). Sinon, je monterai volontiers dans les hauteurs avec ma BFF pour faire voler nos cerfs-volants en toute quiétude, partirai pour Grand-Goâve pour une journée ou pour les Cayes pour trois jours. Dans les 3 cas de figure, je rirai à volonté, boirai plus que je ne le devrais et mangerai un peu trop. Mais une chose est sûre, chez moi où ailleurs, je serai tout aussi heureuse. Satisfaite d’avoir bien profité, à ma façon, de mes jours de congé !

Lifestyle

Merci de garder vos jugements pour vous !

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– Madmwazèl, ou sur se koulè vèni sa a ou vle mete jodia ? M gen on ti woz pal wi. L ap fè w byen anpil.

– Ti cheri, se pa kado yo fè m kado vèni an non. Se achte m achte l menm pou m mete.

Ma réponse est rapide. Sèche. Tranchante. Ce vernis noir, je suis déterminée à l’utiliser aujourd’hui. Et il n’est pas question que je laisse mon esthéticienne s’ériger en gendarme pour m’en empêcher. Je sais que certains me qualifient d’emblée de « frekan ». J’accepte le titre avec humilité. Mais croyez-moi, si on était plus nombreux à remettre à leur place certains impudents, il y aurait bien moins de déprime sur la terre !

Quand comme moi on est d’un naturel timide et qu’il nous faut rassembler tout notre courage pour oser le moindre changement d’apparence possible, il s’avère nécessaire de protéger les moindres acquis. Je sais que je ne peux pas interdire aux autres d’avoir une opinion sur ce que je fais. Mais dans la plupart des cas, surtout quand ces opinions débordent de mauvaise foi, de négativité et de méchanceté, je préfère qu’ils les gardent pour eux. Je refuse de laisser une simple phrase détruire des mois d’efforts et de préparation.

Je ne suis pas la première personne qu’on remarque quand on entre dans une salle, qu’il y ait dix personnes ou deux cent. Je suis timide et complexée. Je ne suis pas de ces femmes qui, pleines d’assurance, s’affichent le plus naturellement possible avec les looks les plus extravagants qui soient. Maquillage dramatique, talons vertigineux, coupe de cheveux excentriques… Moi, quand enfin je mets de côté mes sempiternels jeans, je passe deux heures devant le miroir, histoire de m’assurer que je veuille vraiment laisser le confort de ma maison et aller affronter regards et commentaires parfois désobligeants des autres.

« Wòb ou an klere papa ! »

« Sa w fè nan tèt ou ankòla pitit ? »

« Ou vinn twò mèg wi fi sa a ! »

« Mezanmi, fò w fon jan ak vant lan ma chère ! Li genleu ap vinn pi gwo de jou an jou. »

Je pourrais continuer pendant longtemps encore avec la liste de ces commentaires que j’ai recueillis au fil des années. Quand ces remarques viennent de simples connaissances, il est bien facile de remettre l’individu à sa place. Du moins, pour moi, ça l’est. Fort souvent, un simple « Pardon/Kisa ?», avec le ton et l’expression du visage qu’il faut, suffit pour reclasser l’individu, qui marmotte des excuses et s’en va la queue entre les jambes. Des plus effrontés, je récolte au pire des cas un « eskize m labouyi, m pat konn si w te cho ». Bref, rien qui puisse vraiment m’atteindre.

Mais quand le commentaire vient d’un proche, c’est plus compliqué. Il y a de ces tantes, cousins éloignés et amis indélicats qui ont leur avis sur tout. La réponse cinglante qu’on leur épargne nous reste en travers de la gorge et nous submerge de frustration. Savent-ils seulement combien de temps et d’efforts ont été investis dans la réalisation de cette coiffure qu’ils jugent avec autant de désinvolture ? Quand justement le résultat de ces efforts est loin de ce que j’avais espéré, qu’on me le rappelle à chaque coin de rue est une attaque directe à ma santé mentale.

Mes complexes personnels et la crainte du jugement des autres m’ont justement limitée pendant trop longtemps. Aujourd’hui encore, il me reste beaucoup de travail à accomplir. Mais on est déjà loin du temps où je cachais mes ongles, couvrais mes épaules et mes jambes et gardais mon dos à l’abri des regards. Pendant des années, je me suis limitée au rose pâle tendant vers le « nude » autant pour mes lèvres que pour mes ongles. Puis un beau jour, j’ai osé le vernis rouge. Et ce fut le début d’une nouvelle ère. Par la suite, j’ai bien entendu essayé toutes les couleurs !

Ce fut de même pour les rouge à lèvres. Quand enfin j’ai déposé mon Lip gloss pour m’aventurer vers quelque chose de plus visible, c’était une véritable révolution. Je me suis sentie « bizarre » pendant la première semaine, mais je me suis dit que je devais continuer à me maquiller pour permettre à mon entourage de s’habituer à cette nouvelle image de moi. Toutefois, je n’ai pas tardé à comprendre que c’était avant tout à moi que je donnais ce temps, le temps de m’habituer à ces nouveaux artifices que j’aime bien, le temps pour moi de me sentir bien dans ma peau, le temps pour moi de m’habituer aux regards curieux ou simplement admiratifs… Peut-être qu’un jour je porterai pendant assez longtemps les grosses boucles d’oreilles – Créoles, pendants et autres – pour finalement arrêter d’appréhender autant mon regard que celui des autres.

Lifestyle

Et de temps à autres il y a des jours comme ça…. où l’on a envie d’attraper son téléphone et de passer un petit coucou à tous ceux auxquels on tient…

De lancer des “Je t’aime” à tort et à travers…

Parce que de temps à autres on réalise combien la vie peut être courte.

Lifestyle

A l’aide, besoin urgent de nouveaux sons !

Si j’écoute encore une fois “6 AM”, je deviens folle ! Je comprendrais d’ailleurs que mon iPod refuse tout carrément de jouer cette chanson, ou que mes oreilles refusent de l’écouter… Après deux journées entières à n’écouter que “Chay” puis une consommation abusive de “Syèl” le jour même de sa sortie, j’ai jeté mon dévolu sur ce pauvre morceau que je semble vouloir jouer et rejouer jusqu’à ce que j’aie le reggaeton dans son ensemble en horreur. Des centaines d’écoutes plus tard, je n’arrive toujours pas à trouver quelque chose d’autre à me mettre sous la dent.

Mais que m’arrive-t-il ? Je suis pourtant la fille au goût diversifié et aux milles playlists, parée pour toutes les éventualités… Au fil des années, je suis d’ailleurs devenue sans même m’en rendre compte le disc jokey personnel de mes amis. Celle qui s’occupe de la musique dans nos rassemblements quelconques, les petites fêtes d’anniversaire, celle qui prépare les playlist pour les roadtrip…. “Kot iPod ou an Daphney?”, me demande-ton comme on s’enquiert de la caméra d’un photographe. Okay, je le concède, la comparaison est un tantinet forcée, mais elle est tout à fait justifiée vu que toujours, je délivre.

Si je devais me rendre au Cap-Haïtien en voiture maintenant avec certains de mes amis, j’arriverais sans doute à composer une playlist susceptible de leur plaire ou même de les garder éveillés pendant euh… disons la grande partie du trajet. Pourtant, depuis quelques semaines, je n’arrive pas à meubler convenablement le silence de ma voiture pendant le court trajet qui sépare ma maison de mon lieu de travail.

Véritable sacrilège ! Comme chaque matin, aujourd’hui, je suis montée dans la voiture, j’ai connecté l’iPod avant même de mettre le contact, puis je me suis posée cette question devenue bien trop famlière. Que vais-je bien pouvoir écouter ? Silence radio. (Littéralement, hein ). Jusqu’à ce que les premières notes de 6 AM n’envahissent l’habitacle….

J’ai pourtant eu recours à mes procédés habituels pour découvrir de nouveaux sons. J’ai d’abord vérifié les charts sur Billboard, iTunes, puis Shazam et même Soundhood. J’ai cherché sur Google des artistes dont le travail est similaire à celui de mes artistes préférés. Rien n’a retenu mon attention. Mon problème persiste. Je me retrouve avec une liste réduite de chansons que j’ai dû écouter des milliers de fois….

Retrouvez ci-dessous les 15 morceaux qui m’aident tant bien que mal à travaerser cette dure période de ma vie. Et si jamais vous avez des artistes et des chansons à me suggérer….

1. 6 AM – J Balvin ft Farruko

2. Undercontrol – Gardy Girault ft Sika Valme

3. Stole the Show – Kygo ft Parson James

4. Entre Nous – Maestro ft Badi Kamall & Pooh Bear

5. Aba blabla – J Perry ft Bic & Gardy Girault

6. Hold Up – Beyoncé

7. Catch & Release – Matt Simmons

8. Work – Rihanna

9. Chay – Enposib

10. Love yourself – Justin Bieber

11. When we were young – Adele

12. Wherever I Go – Michael Brun & The Audio Institute

13. Mèsi – Harmonik

14. F*ck up some commas – Future

15. Syèl – Akoustik & Gardy Girault

Lifestyle

T.G.I.F

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Au fil des années le vendredi a pris diverses connotations pour moi.

Du plus loin que je me rappelle, ça a commencé par être le jour où je sortais le plus tôt de l’école. Et ce n’était définitivement pas mon jour préféré !

Bavarde et enfant unique, j’ai toujours adoré aller à l’école où j’avais un auditoire garanti. Perdre ce large public dès 11 h du matin me faisait perdre 3 heures de palabres… Rien qui puisse me plaire.

En grandissant, j’ai bien sûr commencé à voir le vendredi sous un autre angle. C’était d’abord le jour où je pouvais m’offrir une crème “Bon” au lait grâce à mes économies de la semaine. Puis, ce fut le jour que je n’avais pas à étudier. (Oui, j’ai toujours été une élève appliquée, mais je ne souhaitais pas pour autant passer ma vie avec un livre en main. ) Puis le vendredi devint le jour où je pouvais regarder la télé jusqu’à 9h p.m.

Au secondaire, le vendredi a representé pour moi le jour où je pouvais traîner après les cours avec mes amies avant de rentrer. Par la suite, il est devenu le soir où je pouvais me coucher tard, très tard.

Au cours des 3 dernières années, les choses ont encore évolué. Je me suis d’abord évertuée à sortir tous les vendredis, même quand mon horaire de travail ne me l’avantageait nullement. Quand enfin j’ai compris que ceci était tuatoire, j’ai converti ce jour-là en celui où je pouvais me permettre de me saouler en toute quiétude… jusqu’à ce que je dus prendre un cour à la fac’ le samedi…

J’ai survécu à la session et pendant les mois qui ont suivi, j’ai cru avoir entamé la dernière ligne droite avec ce fameux jour de la semaine. Le vendredi était simplement devenu le jour où je n’ai pas à mettre d’alarme pour le jour suivant !

Une histoire qui aurait pu finir bien, hein ! Sauf que désormais j’ai un cours tôt dans la matinée du vendredi, une réunion importante tard dans la soirée, puis un autre le samedi matin… Adieu parties, adieu alcool, adieu sommeil… C’était simplement devenu un cauchemar.

Et oui, tandis que certains surveillent avec impatience l’arrivée de ce jour de la semaine synonime de plaisirs et de liberté, moi je l’appréhende. “Vais-je encore arriver à y survivre ?” Voici la question que moi je me pose le jeudi soir tandis que j’ajuste mon réveil…

Lifestyle

Encore des souvenirs…

Je tâche de vivre dans le présent le plus que possible. Mais je tiens tout autant à meubler mes souvenirs pour ces moments où le passé reprendra quand même le dessus.

Quand, à 2h du matin, le sommeil me fuira et qu’il me faudra bien occuper ces heures creuses, je ne veux rien de négatif dans mes esprits. Je ne veux garder que le meilleur de mes expériences, de mes amitiés et de mes amours.

Discussions passionnées, expériences farfelues, déclarations enflammées, fous-rires incontrôlés et orgasmes fulgurants sont autant de choses qui doivent me venir en tête, histoire de me porter à conclure que tout compte fait, la vie vaut la peine d’être vécue. Tout simplement.