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Et si on parlait de mes lectures de juillet ? « Le désir est un visiteur silencieux » – Emmelie Prophète

Pour ce mois de juillet, j’ai d’abord terminé la lecture de « Crazy Rich Asian ». Ce livre de Kevin Kwan publié en 2013 est le premier d’une trilogie qui comporte « China Rich Girlfriend », paru en 2015, et « Rich People Problems », paru en 2017. Il fait aussi l’objet d’un film qui sortira le 15 août 2018. Mais on ne va pas parler pour le moment de ce livre que je devais lire pendant la deuxième période du mois de juin et avec lequel j’ai trainé et trainé…

Parlons donc de la liste des livres du mois de juillet. J’avais retenu 5 ouvrages pour mon challenge mensuel : « Le désir est un visiteur silencieux » de Emmelie Prophète, « Cris du cœur » de Labrune Mainsour, « Limena », réalisé sous la direction de Gary Victor, « PetroCaribe : mon combat pour la reddition de comptes » du sénateur Youri Latortue et « The Wife Between Us » de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen.

Crédits : Charly Amazan

Pour ce mois, j’ai commencé avec « Le désir est un visiteur silencieux ». Pour moi, c’était tout indiqué de m’attaquer à la pile de livres achetés à Livres en folie en commençant par un titre d’un des invités d’honneur de la dernière édition de la foire. C’est la première fois que je lisais un livre d’Emmelie Prophète et je n’ai pas été déçue. Oui, je l’admets, ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Le titre de l’ouvrage m’avait fait penser à bien des choses, mais à la fin de l’histoire, il a pris tout son sens pour moi.

J’ai mis près d’une semaine pour lire les 63 pages du récit d’Emmelie Prophète. C’est que ce mois de juillet est bien plus chargé que je le souhaitais. Mais j’ai adoré me retrouver dans cette rue ordinaire de Martissant et me plonger dans la vie de Claudette, de la mère de cette dernière et de ses voisines. J’ai cru reconnaître ma propre à plusieurs reprises. Bien sûr, ceci a rendu le récit encore plus réel à mes yeux et j’ai souri à chaque fois. J’ai aussi été charmée par les descriptions vivantes, mais si simples et le style léger. Juste le genre d’ouvrage qui se laisse lire. Un reproche à tout prix ? J’aurais bien aimé que ça dure plus.

P.S: Oui, je recommande !

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Je lis donc je suis !

Je lis tous les jours. J’écris pour gagner ma vie et je lis pour rester vivante. Mais qu’est-ce que je lis ? Un peu de tout. Des articles, surtout. Je suis la secrétaire de rédaction d’un magazine culturel. Mon premier travail consiste donc à lire les textes soumis par mes collègues. Toujours pour les besoins de mon gagne-pain officiel, je me retrouve donc à lire d’autres magazines en ligne, histoire de me tenir informée et aussi de satisfaire ma grande curiosité. Le chien de Beyoncé est mort ? Je dois bien savoir de quoi !

Parallèlement, je suis aussi diplômée en sciences politiques et étudiante en droit. Étudiante finissante, pour être exact. Hourrraaahhhh !! J’essaie donc tant bien que mal de rester au pas avec l’actualité, ce qui justifie mes abonnements à divers journaux étrangers que je n’ai pas toujours le temps de lire. Et bien sûr, il y a une grande partie de mon budget mensuel qui va dans l’achat de mes livres de cours car j’ai pleinement réalisé que les 3 heures de temps de cours ne sauraient suffire à ma formation. Et aussi, entre nous, quand tu as au moins deux livres pour chaque cours tu es bien mieux armé pour les devoirs.

À côté de tout ça, je tente aussi de lire pour le plaisir. Je me limite fort souvent à la fiction. Je suis passionnée de romans policiers, surtout quand ces derniers portent plus sur un procès et met l’accent sur le travail d’un avocat plutôt que sur celui d’un détective quelconque. La référence en la matière pour moi ? La brute de Guy des Cars ! Je tâche aussi de lire autres choses de temps à autres. J’ai par exemple fait l’acquisition de plusieurs classiques qui reposent encore sur mes étagères en attendant d’être lus. Je tente également de donner une chance à chacun de ces auteurs et ouvrages populaires qui envahissent mon Timeline et dont mes proches me rabattent les oreilles.

Mon objectif pour 2018 est de lire 60 livres (au moins). Je suis un peu en arrière. (Non, mais vraiment quelle surprise !) J’étais à 14 ouvrages alors que j’aurais dû en avoir lus 17. Mais je me dis que « sa te ka pi mal » et je poursuis avec l’espoir d’arriver à rattraper mon retard. Alors et vous ? Ça vous arrive de lire aussi ? Sans doute. Vous lisez bien mon post là, non ? Vous aviez lu autre chose à part ça cette semaine ? Moi, j’ai lu « Tempête sur Cape Cod » de Carol Higgins Clark et je vous en parle !

Crédits : Bousiko

 Mon histoire avec « Tempête sur Cape Cod »

J’ai acheté ce livre à J’imagine, à Pétion-ville, le 17 novembre 2017. Oui, j’inscris mon nom et la date de l’achat sur la page de garde des livres que j’achète. Pour ce qui est des librairies, je m’en souviens tout simplement. De toute façon, il n’y en a pas deux cents à Port-au-Prince !

Celui-là était dans le rayon des soldes. Pour 50% off, je voulais bien me donner la peine de faire l’acquisition d’un roman de Carol Higgins Clark, fille de Mary Higgins Clark, une de mes romancières préférées.  Mais bien sûr, achte liv lan se youn. Jwenn tan ak volonte pou li l lan, se yon lòt.

« Tempête sur Cape Cod » a donc gentiment été déposé sur ma table de chevet, croulant déjà sur le poids des livres. Il y est resté jusqu’à récemment quand j’ai fait l’acquisition d’un roman de Mary Jane Clark – toujours sur le même rayon. Là, je me suis dit qu’il était temps que je fasse connaissance avec ces deux Clark.

L’histoire

Regan Reilly et son mari Jack partent passer un week-end en amoureux à Cape Cod pour leur anniversaire de mariage. Mais le temps ne joue pas en leur faveur. Une tempête s’abat sur la ville et les deux tourtereaux, lui, policier et elle, détectrice privée, vont se retrouver en plein dans une enquête. En effet, une voisine a disparu. Tout le monde la croit emportée par le courant alors qu’en fait, elle est séquestrée par un malade mental.

À côté de cela, il y a les bonnes amies Pippy et Ellen qui ont ouvert un magasin, « Le coussin bavard », où elles vendent des coussins sur lesquels elles inscrivent citations et autres messages. Elles ont monté cette affaire devenue florissante après avoir été toutes deux virées de leur travail respectif. Et avoir raconté à la presse leur histoire, une histoire qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, a construit leur réputation tout en les exposant à des représailles.

 

Mes impressions

 J’ai lu ce livre de 300 pages en une semaine.  Un temps normal pour moi quand on sait que je travaille, que je vais à l’école, que j’aime les Happy hour, que je tiens à regarder mille et unes émissions télévisées et que je ne tourne jamais le dos à un documentaire historique…

Pour moi qui lis des romans policiers avec des enquêtes, des meurtres et des disparitions depuis mon plus jeune âge, ce livre n’a pas été au niveau de mes attentes. Il ne m’a pas donné cette envie de tout lire d’une traite, ni n’a éveillé ma curiosité au point que je veuille lire le dernier chapitre, histoire de mettre fin à mon suspense ou devrais-je dire supplice…

En fait, de suspense je ne pense pas qu’il y en ait jamais eu. La seule scène que j’ai jugée un peu inattendue m’a paru tirée par les cheveux. Et aucune explication n’a été donnée quant à la présence d’une certaine personne dans un lieu précis où elle ne devrait pas se trouver.

À la fin d’un roman de genre suspense, je m’attends à laisser échapper des « Ahhhh… non mais vraiment, comment ai-je pu ne pas y avoir pensé moi-même ». Je veux un dénouement. Ce ne fut pas le cas pour celui-ci. Je ne veux pas aller jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps, mais je me demande si je devrais lire l’autre Carol Higgins Clark que j’avais acheté….

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La brute ~ Guy des Cars

Un de mes auteurs préférés. Un roman qui m’a marquée ! J’ai dû le lire trois à cinq fois. Mais je ne suis pas prête de m’en lasser. Des fois, je me plais à dire que je suis actuellement étudiante en droit parce qu’un jour, je ne sais par quel hasard, ce livre m’est tombé entre les mains. Tandis que j’épluchais les pages de cet ouvrage, avide de voir par quel miracle cette brute, ce sourd-muet et aveugle accusé de meurtre réussirait à s’en sortir, j’ai passé les frontières d’un autre monde. Un monde où les prouesses de Me Deliot m’ont conquise. Jamais métier ne m’a semblé plus prestigieux, plus utile que celui d’avocat. L’avocat, le bon, m’est apparu comme un messie. Un surhomme. Trois années d’études (en droit) plus tard, mon impression n’a pas changé. Vivement que je devienne une « surfemme », qu’on appellera simplement Maître !

P.S : Encore merci à Jean-Philippe Étienne de m’avoir permis de l’ajouter à ma collection. Imaginez ma joie quand, le 13 août 2014, il m’a dit qu’il a trouvé ce roman que je cherchais en vain depuis je ne sais plus quand à Mélodisque…

 

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The pocket Prayerbook

I used to spend hours reading the Bible when I was a kid. Discovering all these amazing stories felt great and I carried a Bible with me everywhere I went for years. At that time, I wasn’t questioning anything. I just wanted to know more. But for some reason, it all stopped until I got this Prayer Book from my Friendship Family. I lost it a few years ago but I still consider it the best gift I have ever received. No doubt, there wouldn’t be a better post to launch this new blog with.

 

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En plein dans mon élément !

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Je suis rentrée dans une librairie aujourd’hui ! Je crois bien que la dernière fois que j’avais mis les pieds dans un endroit pareil avant cet après-midi remonte à près de deux ans. Alors ça, c’est quand je ne compte pas tous ces « bookstore » dans les aéroports où je me suis arrêtée à chaque fois que j’ai eu à prendre l’avion et desquels je ne suis jamais ressortie les mains vides ! Mais aujourd’hui, tout est différent. Pour commencer, je suis sortie de chez moi avec pour principale destination une librairie, n’importe laquelle.

Pendant les premiers instants, je me sens comme dans une cabane d’Alibaba. Cette petite librairie que je visitais une fois par semaine quand je travaillais à Pétion-ville me parait toute changée aujourd’hui. Je ne sais où commencer. Mais une employée me propose son aide et du coup je me suis rappelée mes objectifs.

En fait, je suis sortie de chez moi avec l’intention d’acheter un livre, deux peut-être. Premièrement, il me faut un roman de Dany Laferrière. Je m’étais toujours dit que je ne pouvais pas être  aussi fière, entre guillemets, de notre académicien et ne pas posséder ne serait-ce qu’un seul de ses ouvrages. De plus, ce 13 avril ramène l’anniversaire de l’auteur et je voulais en quelque sorte nous faire à tous deux un cadeau. Ainsi, j’ajouterais à ma collection de livres un ouvrage d’un des écrivains haïtiens les plus célèbres à l’étranger et je supporterais l’artiste en évitant de me contenter d’emprunter une de ses œuvres à un ami. Plutôt bien pensé, non ?

Parallèlement, je m’étais aussi rappelé ce recueil de poèmes de Lyonel Trouillot que j’avais feuilleté il y a de cela plus de 5 mois. Je l’avais particulièrement aimé. Aussi, quelqu’un dont j’apprécie généralement le jugement m’a dit récemment que de Trouillot, il fallait surtout lire les poèmes.  Les deux auteurs se retrouvent dans le même rayon et c’est là que commence mon exploration.

Je n’hésite pas longtemps sur lequel des livres de Laferrière je veux acheter. C’est qu’il y a ce titre qui m’attire : « L’art presque perdu de ne rien faire » ! Comment aurais-je pu résister à un titre pareil ? En plus, en prélude à ce long weekend ce livre me rappelle mes intentions. Il me fallait l’acheter, simplement. Et c’est ce que je fais. Ensuite, je me lance à la recherche des fameux poèmes de Trouillot. Je ne les trouve pas. Il y a certes d’autres livres de Lyonel Trouillot, mais là il me faut un recueil de poèmes ou rien du tout. Déjà que j’ai sur ma table de chevet deux autres livres de cet auteur que je n’ai jamais ouvert en trois ans…

On aurait pu être tenté de croire que ma visite à la librairie allait s’arrêter là. Mais, c’aurait été mal me connaître. Je me sens dans mon élément et il n’est pas question que je parte ! J’ai comme un besoin urgent de visiter les autres rayons et de faire un coup d’œil à mes auteurs favoris. Je vois d’abord ce roman de Marc Levy « Mes amis mes amours ». Je lui résiste. Peut-être sera-t-il encore là à ma prochaine visite…

Puis, je m’arrête près des romans de Paulo Coelho. Ce dernier ne fait pas partie de mes auteurs favoris. Mais j’entends ses louanges à longueur de journée et par moment, je me dis que je devrais peut-être faire un effort pour apprécier son travail. Jusqu’à présent, je n’ai lu que deux de ses livres, enfin 1 et demi pour être tout à fait honnête. Il ne m’a pas charmée. En fait, je crois bien que son « Adultère » m’est resté en travers de la gorge.  Néanmoins, je tente de reste positive. Je finirai par trouver un Paulo Coelho que j’aimerai, mais pas aujourd’hui !

Mes pas me conduisent par la suite au rayon des romans policiers. Mon monde ! J’ai vraiment du mal à déposer cette compilation de nouvelles regroupant plusieurs aventures de Hercule Poirot… Ah, me lasserai-je jamais d’Agatha Christie ? Un peu plus loin, je retrouve les Mary Higgins Clark. De tous les ouvrages exposés, il n’y a qu’un seul que je ne possède pas encore. Il n’est pas question que je reparte sans lui. Et ma collection passe à 36. Youpi !

Je ne suis toujours pas disposée à repartir. Pour boucler ma tournée en librairie, je me dis que j’ai besoin d’un brin de romance, de rêve et de folie dans ma vie. Je me dirige donc vers les « Harlequins ».  Dans la série Passion, je trouve ce qu’il me faut. Dans le résumé, il est question d’un « lui » bad boy, sexy, provocateur… Juste ce qu’il me fallait ! Je l’attrape et je passe à la caisse. Soudainement, j’ai hâte d’être chez moi, vautrée dans mon fauteuil préféré avec un verre à portée de main….