Book Reviews, DaffReads

Retour sur : Limena (sous la direction de Gary Victor)

Je dois l’avouer, j’ai entamé cet ouvrage avec de nombreuses appréhensions. Pour commencer, j’ai eu l’impression d’avoir été arnaquée après l’avoir acheté. J’ai en effet cru acheter un titre de Gary Victor plutôt qu’un livre réalisé sous la direction de cet auteur qui a marqué mon enfance avec d’abord le feuilleton « Djamina », que publiait Le p’tit Nouvelliste, et des romans comme « Le diable dans un thé à la citronnelle » et « À l’angle des rues parallèles », que je souhaiterais d’ailleurs relire maintenant que je suis susceptible de mieux comprendre ces histoires.

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Crédits : Charly Amazan

Je voulais donc en quelque sorte renouer avec le Gary de mon enfance. Et mon choix s’est porté sur « Limena » tandis que je scrutais la liste des ouvrages disponibles à la 24e édition de Livres en folie. Je devrais peut-être vérifier à nouveau, mais je ne pense pas que sous la direction de était mentionné sur la liste aux côtés du nom de Gary Victor. Ce n’est qu’une fois le livre payé, puis livré que je me suis rendu compte de ma méprise. Et bien sûr, il était déjà trop tard.

Puisque j’ai transformé en porte-documents « PetroCaribe : mon combat pour la reddition de comptes », l’ouvrage du sénateur Youri Latortue que j’avais commencé à lire, je me suis tournée vers « Limena ». Je ne saurais dire si mes appréhensions initiales en sont la cause, mais vraiment j’ai eu du mal à aller au bout de ce recueil de nouvelles.

Entre les brusques transports dans le temps, les passages inattendus du discours direct au discours indirect, les cassures entre les paragraphes et ces conclusions qui vous laissent sur des histoires non finies, je ne sais plus trop ce qui m’a le plus dérangé. Toutefois, en gros, des 6 nouvelles, la première « Edna » de Edna Jean, m’a laissé une assez bonne impression et je relirais volontiers « Le fantasme de l’aspirateur » de Marie Flore Morett.

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À consommer à petites doses : Cris du cœur – Labrune Mainsour

Définitivement cela se passe bien pour moi en termes de lecture ce mois-ci. J’avais vraiment fait d’excellents choix à la 24e édition de Livres en folie et mon tri pour le mois en témoigne. Alors, je le dis tout de go, j’ai pris plaisir à lire « Cris du cœur » de Labrune Mainsour. En fait, je devrais dire relire. J’ai en effet lu bon nombre de ces nouvelles avant leur parution dans les colonnes de Ticket. Ceci ne m’a pas empêché de les apprécier à nouveau.

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Crédits : Charly Amazan

J’ai aimé la diversité retrouvée dans ces 16 nouvelles. Il s’agit certes d’histoires de femmes, mais j’ai eu un peu l’impression qu’elles s’attaquaient chacune à une facette de la vie de la femme. Oui l’amour était présent. Très présent, même. Mais il n’y avait pas que les déclarations transies.

J’ai aussi toujours pensé que Labrune avait une belle plume et ce n’est pas cet ouvrage qui me fera revenir sur cette conviction. Le choix de ses mots et expressions, et même la répartition des paragraphes, sont autant d’éléments caractérisant son style qui ont retenu mon attention.

Je recommande bien entendu ce recueil de nouvelles, qui, d’après moi, se consomme à petites doses. Au gré de son humeur. Car on peut bien y trouver une histoire pour chacun de ses états d’âme. Ma nouvelle préférée ? Je suis partagée entre « La rage au ventre », « J’ai laissé la porte ouverte » et « Tonton ou palmiste ». Et une dernière chose, ne vous fiez pas à la table matière. « Cœur bleu », la première nouvelle n’y figure pas et ceci a bouleversé l’ordre des pages.

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Et si on parlait de mes lectures de juillet ? « Le désir est un visiteur silencieux » – Emmelie Prophète

Pour ce mois de juillet, j’ai d’abord terminé la lecture de « Crazy Rich Asian ». Ce livre de Kevin Kwan publié en 2013 est le premier d’une trilogie qui comporte « China Rich Girlfriend », paru en 2015, et « Rich People Problems », paru en 2017. Il fait aussi l’objet d’un film qui sortira le 15 août 2018. Mais on ne va pas parler pour le moment de ce livre que je devais lire pendant la deuxième période du mois de juin et avec lequel j’ai trainé et trainé…

Parlons donc de la liste des livres du mois de juillet. J’avais retenu 5 ouvrages pour mon challenge mensuel : « Le désir est un visiteur silencieux » de Emmelie Prophète, « Cris du cœur » de Labrune Mainsour, « Limena », réalisé sous la direction de Gary Victor, « PetroCaribe : mon combat pour la reddition de comptes » du sénateur Youri Latortue et « The Wife Between Us » de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen.

Crédits : Charly Amazan

Pour ce mois, j’ai commencé avec « Le désir est un visiteur silencieux ». Pour moi, c’était tout indiqué de m’attaquer à la pile de livres achetés à Livres en folie en commençant par un titre d’un des invités d’honneur de la dernière édition de la foire. C’est la première fois que je lisais un livre d’Emmelie Prophète et je n’ai pas été déçue. Oui, je l’admets, ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Le titre de l’ouvrage m’avait fait penser à bien des choses, mais à la fin de l’histoire, il a pris tout son sens pour moi.

J’ai mis près d’une semaine pour lire les 63 pages du récit d’Emmelie Prophète. C’est que ce mois de juillet est bien plus chargé que je le souhaitais. Mais j’ai adoré me retrouver dans cette rue ordinaire de Martissant et me plonger dans la vie de Claudette, de la mère de cette dernière et de ses voisines. J’ai cru reconnaître ma propre à plusieurs reprises. Bien sûr, ceci a rendu le récit encore plus réel à mes yeux et j’ai souri à chaque fois. J’ai aussi été charmée par les descriptions vivantes, mais si simples et le style léger. Juste le genre d’ouvrage qui se laisse lire. Un reproche à tout prix ? J’aurais bien aimé que ça dure plus.

P.S: Oui, je recommande !