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La nature ne nous a pas fait que des cadeaux!

Il y a de ces petits trucs, de ces petits soucis, de ces petits malheurs qui semblent n’arriver qu’aux femmes, ces expériences que nous sommes toujours les seules à vivre. Nos réactions face à ces situations diffèrent. Et la bonne attitude devient vite relative.

caricature la nature ne nous fait pas..

Le cauchemar des femmes… pas la peine d’en dire plus. On essaie de le nommer le moins possible. Il n’en existe pas moins. Il réussit à nous accompagner pendant une grande partie de notre vie. Bien sûr, certaines s’arrangent pour avoir de petites dispenses de 9 mois de temps en temps. Mais ce ne sont que des congés… Une fois qu’il s’est incrusté dans nos vies, même si on souhaiterait pouvoir s’en passer des fois, son absence peut fort souvent être bien plus désagréable que sa présence !

Et oui, vous aviez bien compris… Je parle de la menstruation. Je ne sais pas trop pourquoi on est généralement si contentes d’avoir nos premières règles. Peut-être est-ce parce qu’elles sont des fois considérées comme étant le pont entre la fille et la femme… Certains parents profitent de ce moment crucial pour nous terroriser en énonçant toute une série de mise en garde même si d’autres, en voulant nous mettre « à l’aise », nous effraient tout autant. Quoi qu’il en soit, notre enthousiasme ne dure pas longtemps. Non seulement les règles sont fréquemment accompagnées de fortes douleurs, mais aussi, elles nous donnent l’impression d’être un spécimen venu d’une autre planète pendant environ une semaine. Les hommes nous évitent et ces derniers n’ont pas tout le temps tort. Car des fois on est carrément impossibles au cours de ces périodes. Même les aliments semblent d’ailleurs se rétracter à notre contact. Et oui, on est vraiment traitées comme des pestiférées. Mais ce n’est pas tout. Notre envie de cacher notre période menstruelle aux autres se change souvent en obsession. Combien de fois avons-nous jeté un coup d’œil suspect au siège sur lequel on était assis ? Ou avons-nous demandé à l’amie qui nous accompagne de procéder à une petite inspection pendant que nous la devançons d’un pas ? Et cette petite phrase qui tue : Madmwazèl/ Madam ou sal nèt ! Autant de choses qui rendent les règles désagréables. Mais il faudra bien admettre qu’elles constituent un mal nécessaire. La preuve : On serait nombreuses à mourir d’inquiétude si jamais elles ne se pointaient justement pas ce mois… Pour ce qui est de la ménopause… elle est rarement bien accueillie, alors très rarement.

C’est formidable d’être une femme, dit-on. Mais être une femme n’est pas toujours ce qu’il y a de plus agréable. Ah, j’aurais tellement voulu voir certains de nos hommes affublés d’un tampon et pliés de douleur ne serait-ce qu’une fois par an ! Hélas, c’est pas demain que j’aurai ce plaisir. En attendant, je remercie la nature pour ses nombreux bienfaits bien qu’en me disant que tout compte fait, elle ne nous a pas fait que des cadeaux !

Daphney Valsaint Malandre

Publié dans Ticket (606)

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Ces femmes qui font Le Nouvelliste…

C’est pas tous les jours que je donne des interviews. D’ailleurs, je n’en ai donnée qu’une seule jusqu’à date qui, mine de rien, est passée dans le seul quotidien du pays. Souffrez-donc que je la poste partout !

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Ticket est un exemple pour d’autres entreprises

Une vraie pin-up Daphney Valsaint Malandre ! Ticket magazine a recruté une jeune fille qui aurait pu faire une bonne carrière de mannequin quand on juge sur pièce la jeune plante élancée qui avance d’un pas feutré dans les couloirs du Nouvelliste. Daphney adore se maquiller. Une note qui rehausse son visage inondé par la lumière de son sourire. La jeune fille n’est pas belle pour se taire quand elle pratique le journalisme, un métier intellectuel qui vous met toujours en route. Chemin faisant, à l’occasion de la journée internationale de la femme célébrée dans une atmosphère d’orage à Port-au-Prince, Le Nouvelliste a rencontré la journaliste.

Le Nouvelliste (L.N.) : Quel est pour vous l’importance de la journée internationale de la femme ?

Daphney Valsaint Malandre : La journée internationale de la femme est importante pour moi dans la mesure où elle met en vedette les femmes et salue leur travail. Elle offre une possibilité de sensibiliser le public en général sur la situation des femmes en Haïti et à travers le monde. Car, même s’il faut noter des avancées considérables dans la lutte des femmes pour leur émancipation, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire. Cette journée offre donc l’occasion de faire le point sur nos acquis et aussi de dégager de nouvelles perspectives.

L.N. : Au sein de Ticket magazine, les femmes occupent les postes importants. Quel regard portez-vous sur cet acquis ?

Daphney Valsaint Malandre : Le fait que les femmes occupent les postes les plus importants à Tiket Magazine est une chose louable. Ce devrait être un exemple pour d’autres entreprises qui rechignent encore à accorder des postes-clés aux femmes et à leur laisser la possibilité de faire leurs preuves.

L.N. : Est-ce une manière de dire en d’autres mots laissez la commandes des entreprises aux femmes ?

Daphney Valsaint Malandre : Je dis plutôt que les femmes sont capables de prendre les commandes au même titre que les hommes. La question de sexe ne devrait donc en aucun cas déterminer la capacité d’un individu à occuper un quelconque poste dans une entreprise.

L.N. : Vous connaissez des femmes entrepreneures haïtiennes qui s’investissent avec âmes dans ce qu’elles font ? Au passage, Ticket s’intéresse-t-il à ces modèles de la gente féminine ?

Daphney Valsaint Malandre : Il y a de nombreuses femmes entrepreneures haïtiennes qui se donnent à fond dans ce qu’elles font. A l’occasion de la journée internationale de la femme, Ticket a justement préparé un numéro spécial dans lequel on présente certaines de ces femmes évoluant dans différents domaines qui font la fierté de la gente féminine.

L.N. : Dites, les femmes ne mettent pas la pression sur leurs pairs à Ticket ? Comment cela se passe à la rédaction ?

Daphney Valsaint Malandre : Les encouragements, les félicitations et aussi la pression sont ce qui fait marcher toute entreprise. On retrouve donc un peu de tout ça à Ticket. J’ai reçu des appels de Stéphanie me disant : « Bon  ti bagay Daphney » tout comme j’ai reçu des appels de Gaëlle m’exigeant mes textes dans les plus brefs délais.

L.N. : Daphney continuent-elle à se former pour mieux informer son public ?

Daphney Valsaint Malandre : Se former est un devoir dans quel que soit le domaine dans lequel on évolue. Il faut être bien formé pour informer les autres, et rechercher les informations dont le lecteur a besoin. Donc pour ma part, je continue à me former. Cela fait d’ailleurs partie du métier !

L.N. : Qui sont ces femmes et ces hommes qui vous ont conduit à exercer votre profession ?

Daphney Valsaint Malandre : Je dois mon entrée dans le journalisme à Karl Foster Candio. Rédacteur en chef de Ticket à l’époque, il m’a demandée si je n’étais pas intéressée à intégrer le staff du magazine. Bien sûr, je l’étais ! Je lui ai donc envoyé un essai. Et voilà ! Je me suis donc retrouvée dans le giron de Frantz Duval, KFC et Roberson Alphonse, des journalistes dont j’ai toujours admiré les écrits.

L.N. : A quelles femmes journalistes haïtiennes aimeriez-vous ressembler pas leurs bons côtés ?

Daphney Valsaint Malandre : J’apprécie le travail de plusieurs femmes journalistes haïtiennes. Mais je ne peux pas dire qu’il y ait vraiment une journaliste haïtienne à laquelle je voudrais ressembler.

L.N. : Votre intégration à Ticket comment cela s’est-il passé ?

Etre à Ticket, c’est être à deux pas du Nouvelliste, le plus grand quotidien du pays qui est un idéal à atteindre pour moi. Ticket c’est une équipe jeune et dynamique, l’on y apprend chaque jour et le travail devient vite une passion. Et à travers Ticket, j’ai l’impression de contribuer, aussi petit que cela soit, à la promotion de la culture haïtienne et des jeunes talents.

L.N. : Que répondriez-vous à un homme qui aurait l’audace de vous dire : Soyez belle et taisez-vous ?

Daphney Valsaint Malandre : Un homme qui me demanderait de me taire ne me connait manifestement pas. Daphney ne se tait jamais ! Je suis de nature bavarde. J’ai un avis sur tout. Et mes questions ne sont jamais trop loin. Ma mère ne cesse de s’en plaindre mais c’est un atout majeur pour le métier que j’exerce.

Par ailleurs, je concède qu’être une femme, jeune et jolie en plus peut être un handicap des fois en ce sens que l’on est vue comme un artifice, une tête brûlée à qui l’on craint de confier des responsabilités. Mais, je suis aussi d’avis que les connaissances et la volonté devraient toujours primer. J’ai mon mot à dire et je veux être écoutée. Mais si je peux être regardée et écoutée… c’est encore mieux !

Propos recueillis par Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr

Lifestyle, repost

There’s nothing wrong with sex, people.

otherillusions:

claireruns:

thechroniclesofrin:

– Having sex every day.
– Saving sex for your wedding night.
– Never having sex.
– Having sex with different people.
– Having sex with one person.
– Having sex with a person of your same gender.
– Loving sex.
– Hating sex.
– Being loud.
– Being quiet.

The only thing wrong with sex?

When it’s not consensual.

Because that’s not sex. That’s rape.

Reblogging again because this post is so important.

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Lifestyle

J’ai oublié de m’habiller !

Oups, j’ai raté la dernière partie du spectacle ! Coincée devant les toilettes, je regarde la salle se vider de ses occupants. Impossible de retrouver mes amis. Pendant ces quelques minutes d’inaction forcée, mon attention se porte sur ces gens qui tranquilement défilent vers la sortie.

Talons hauts, décolletés, bijoux… Je suis consternée. Pendant une fraction de seconde, je me demande si j’étais au même endroit que ces gens. Skinny jeans, simple corsage à manches courtes, des sandales plates et mes traditionnels “Ti pwen” aux oreilles. Bref, ma tenue standard pour le travail, les cours et les courses. Non non, je ne reviens pas directement du bureau, ni de l’école. Je ne me suis pas non plus trompée d’adresse. Je suis sortie de chez moi où j’ai délibérément retenu cet ensemble pour me rendre à ce spectacle même.

Cette tenue… Maintenant que j’y pense, je semble ne pas en être sortie depuis belle lurette. Concert, bal, virée entre copains, resto, club… Toujours ce même uniforme ! Il y a bien ces week-ends à la mer où je me contrains à porter un bikini. Sinon, je me contente de rares fois de troquer mon skinny jeans contre un short, toujours en jeans… Et ces sandales plates, elle semblent scotchées à mes pieds, tandis que ces chers souliers à talons hauts pourrissent dans mes placards.

Sans que j’y prête attention, j’ai tout simplement arrêté de “m’habiller” pour sortir. Dans mon placard, il y a ces vêtements que je réserve pour les grandes occasions, les grands événements mondains. Mais quelle soirée est digne d’être traitée de grandiose quand elles se ressemblent toutes et réunissent les mêmes personnes ? Du coup, j’ai arrêté de faire la tournée des magasins pour dénicher la robe parfaite et de passer ma journée au studio en vue de préparer une sortie.

Comment cela a-t-il pu m’arriver ? Quand est-ce arrivé ? Je ne saurais le dire. Peut-être que je suis simplement blasée et qu’il me faut d’autres types d’événements et nouvelles façons de faire la fête. À moins que j’aie simplement besoin de changer mon regard sur les choses… d’arrêter de sortir simplement parce que ça fait trop longtemps et que je dois me montrer…

Sans doute dois-je simplement reprendre goût à la vie et me donner le temps de véritablement apprécier ces soirées que je passe généralement avec mes amis. Et promis, la prochaine fois, je m’habille, hein…