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Et si on parlait religion ?

Me croiriez-vous si je vous disais qu’il y a dix ans de cela je rêvais d’être religieuse et que j’y repense encore quelque fois ? (Non, pas seulement après chacun de mes inombrables déboires amoureux !)

Je n’ai rien d’une bonne sœur, je le concède. Pourtant, j’ai une de ces relations avec Dieu et la religion que je ne peux expliquer. J’ai quasiment passé ma vie dans des écoles congréganistes et je pense que c’est la plus belle chose qui me soit arrivé. Au cours de ces 17 années, je suis tombée amoureuse de diverses chapelles et les messes sont devenues une de mes activités préférées. La petite chapelle de Notre Dame du Rosaire qui ne pouvait pas nous recevoir toutes…. L’église Saint-Pierre qui nous accueillait de temps à autres… La chapelle du College Marie Dominique Mazarello où j’ai fait ma première lecture devant une assemblée (Un vrai désastre, mais ne nous éloignons pas du sujet…)
L’Église Saint Jean Bosco que je fréquentais avec ma grand-mère et la Chapelle de Saint-Louis de Bourdon où je me refugiais pour pleurer… Autant d’endroits qui se disputent la meilleure place dans mon cœur. Il n’y a, selon moi, aucun endroit sur terre plus acceuillant qu’une chapelle vide. Oh si, peut-être cette grotte qui se trouvait dans la cour de la résidence des soeurs de Charité de Saint-Louis. Je pouvais y passer mes récréations entières, contemplant la statue de Marie….

J’aime Marie. Malgré les efforts de ma mère, protestante acharnée. Comme divers autres personnages de la Bible, j’ai arrêté de chercher à percer son mystère. Je me contente de l’aimer. Sans essayer de me l’expliquer et encore moins de le faire comprendre à d’autres. Les cantiques à Marie sont mes préférés. Je les écoute en boucle sur mon iPod.

Et non, je ne suis pas pratiquante. Je n’ai pas participé à une messe depuis près de deux mois. Dieu seul sait combien cela me manque. Mais je suis paresseuse et me déplacer pour aller à l’Église exige une détermination que je n’ai pas souvent. Pourtant, à chaque fois que je sens mon moral chuter, je sors vite mes disques de Pascale Momfort et le réconfort ne tarde pas à se manifester. Ma playlist aidant, je m’organise une messe faite de mes chansons préférées. Avec “Nous croyons”, “Je viens vers toi les mains offertes”, “Marie pourquoi je t’aime” et “Tiens ma lampe allumée” entre autres….

Ces petits moments où j’ai vraiment l’impression de communiquer avec Dieu à travers ces textes dont je ne connais très souvent pas les auteurs constituent un des moments forts de ma vie.
Je ne porterai peut-être jamais l’habit. Mais j’ai bien l’impression que je serai toujours une religieuse de cœur. Après tout, Sr Marie-Daphney, ça sonnerait bien, non ? Euh… peut-être pas!